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Qu'est-ce que le coût de base rajusté d'un contrat détenu par une société?

Qu'est-ce que le coût de base rajusté d'un contrat détenu par une société?

C'est le coût fiscal que la législation attribue au contrat, et c'est le montant soustrait d'une réclamation encaissée par la société avant que le registre notionnel ne soit crédité. Plus il est élevé le jour de la réclamation, plus le crédit est petit. Il monte avec les primes versées et descend chaque année à mesure que le coût de l'assurance pure y est imputé.

Nature de cette réponse

  • Type de propos: Position fiscale ou réglementaire
  • Type de propos: Exige un autre professionnel
  • Portée: Partout au Canada

Le mécanisme est fédéral et s'applique à la date figurant sur cette page. Le montant lui-même appartient à l'assureur, et ses conséquences pour la société appartiennent à un CPA.

Comment cela fonctionne

La définition se trouve au paragraphe 148(9) de la Loi de l'impôt sur le revenu. Les primes font monter le montant. L'imputation annuelle au titre de l'assurance pure le fait descendre, et cette imputation grandit avec l'âge de l'assuré, de sorte que le montant atteint habituellement un sommet puis décline vers zéro.

Le coût ou le piège

souvent la même personne, pas toujours

Trois rôles dans un même contrat

  1. 01Un même contratLes trois peuvent être des personnes différentes, et seul le titulaire peut modifier le contrat.
  2. 02Le titulairePossède le contrat et détient tous les droits.
  3. 03L'assuréLa personne dont la vie est couverte.
  4. 04Le bénéficiaireReçoit le capital-décès.
Confondre le titulaire et l'assuré est l'erreur la plus courante dans une structure de société, et elle coûte cher.

Disons-le simplement. Personne ne remarque ce montant avant l'année où il décide de quelque chose, et il est alors trop tard pour le modifier. Deux sociétés dont la protection est identique peuvent produire des crédits très éloignés parce que l'une a financé rapidement et l'autre lentement, ce qui est une décision de conception prise bien avant que quiconque ne pose la question.

Qui calcule ce montant, et comment il est tenu à jour

chacune imposée différemment

Trois façons d'accéder à la valeur, souvent confondues

  1. Une avance, Un retrait, Un rachat
  2. Le contratDemeure intact, selon ses termes; De la valeur en est retirée définitivement; Prend fin.
  3. Le capital-décèsRéduit tant qu'un solde demeure impayé; Habituellement réduit, et non rétabli ensuite; Prend fin avec le contrat.
  4. Peut-on revenir en arrièreOui, en remboursant le solde; Non, pas en versant de l'argent; Non, et l'assurabilité peut manquer.
  5. FiscalitéNon imposée sur le coup, mais c'est une disposition; Les sommes au-delà du coût de base rajusté peuvent l'être; Les sommes au-delà du coût de base rajusté le sont.
Ces trois opérations sont couramment présentées comme une seule. Elles ne le sont pas.

Le système d'administration propre à l'assureur tient ce montant courant à l'intérieur du dossier du contrat. La société qui détient le contrat ne le calcule pas elle-même et n'a pas à le faire. Chaque prime versée s'y ajoute selon la définition prévue par la loi, et chaque année l'imputation nette au titre de l'assurance pure contenue dans le contrat en est retranchée, que quelqu'un ait ou non demandé un relevé montrant ce calcul. Lorsque des participations ont servi à acheter de l'assurance supplémentaire libérée et non d'être versées en argent, cette prime additionnelle s'ajoute au même montant courant, puisque la loi la traite comme n'importe quelle autre prime versée.

Une société qui souhaite connaître ce chiffre avec certitude ne le déduit pas du capital-décès ni de la valeur de rachat inscrite en première page d'un relevé sommaire. Elle le demande directement à l'assureur, par écrit, et reçoit le montant tel que le système d'administration le tient, et non une estimation lue sur une illustration. Deux services distincts d'un même assureur donnent parfois des réponses différentes à deux personnes différentes, l'un consultant le système de vente ou d'illustration et l'autre le registre d'administration du contrat, et seul le chiffre du registre d'administration est celui que reconnaît une déclaration fiscale canadienne. Une société qui prépare ses états de fin d'exercice devrait demander précisément le coût de base rajusté tel que défini au paragraphe 148(9), en le nommant ainsi, et non « la valeur fiscale » ou « le coût », des expressions auxquelles on répond souvent à partir de l'écran que la personne au bout du fil a sous les yeux.

Ce qui varie d'un contrat à l'autre

Deux contrats émis sur la même tête assurée, pour le même montant de protection, par le même assureur, peuvent porter des coûts de base rajustés qui s'éloignent nettement l'un de l'autre en l'espace d'une décennie. Les variables comprennent le barème des frais d'assurance sous-jacent, qui diffère selon la table de mortalité retenue et selon les avenants attachés au contrat; le rythme de financement, puisqu'un contrat financé rapidement vers la limite fixée par le test d'exonération accumule un coût de prime plus tôt qu'un contrat financé au minimum contractuel; et le fait que les participations aient été versées en argent ou réinvesties en protection additionnelle, puisque seule la portion réinvestie ajoute un coût de prime supplémentaire au registre. Un contrat est également mesuré à l'aune des règles du test d'exonération en vigueur à la date de son émission, de sorte qu'une police d'une série antérieure peut se comporter différemment d'un contrat vendu aujourd'hui sous le même nom de produit.

Le droit provincial ne joue presque aucun rôle dans tout cela, contrairement à ce que suppose souvent une société qui installe son siège dans une province et non une autre en pensant que la fiscalité de l'assurance en dépendra. Le coût de base rajusté est une notion fiscale fédérale appliquée de la même façon dans chaque province, et les différences qui comptent se trouvent toutes à l'intérieur du contrat et de l'administration propre à l'assureur, non dans la législation provinciale en assurance. Une société qui compare des propositions provenant de deux assureurs compare dans les cas réels deux registres qui n'évolueront pas de la même manière au cours des vingt années suivantes, même lorsque la prime initiale et le capital-décès initial paraissent identiques sur la page présentée au moment de la demande.

Quoi demander, et à qui

la définition fait tout l'avenant

L'avenant d'exonération des primes

  1. 01Il maintient le contrat en vigueur sans versement de primes
  2. 02Il s'applique si l'assuré devient invalide
  3. 03La définition d'invalidité au contrat fait tout l'avenant
  4. 04Une définition par profession paie là où une autre ne paie pas
Deux avenants portant le même nom avec des définitions différentes sont deux produits différents.

Une société devrait demander à son assureur, par écrit, le coût de base rajusté actuel en le nommant ainsi, ainsi qu'une projection de ce montant à intervalles réguliers sur les vingt prochaines années, puisque le système d'administration peut habituellement produire cet échéancier sur demande même s'il n'apparaît pas d'ordinaire sur un relevé annuel standard. La même demande devrait préciser si de l'assurance supplémentaire libérée a été achetée au moyen des participations, et au cours de quelles années, car ce détail explique des mouvements soudains dans le montant qu'un simple historique de primes ne permettrait pas de prévoir à lui seul. Si le contrat a changé de propriétaire depuis son émission, la demande devrait aussi porter sur le coût de base rajusté reporté au moment du transfert, puisque la société qui reçoit le contrat hérite du montant courant et non de repartir de zéro.

Ce que ce montant fera à la déclaration fiscale d'une société précise, l'année d'une réclamation future, n'est pas une question à laquelle l'assureur est en mesure de répondre. Cette question revient au comptable de la société, qui travaille à partir du chiffre fourni par l'assureur et du registre de la société elle-même quant à ce qu'elle a versé et à quel moment, et la réponse change avec chaque prime que la société verse entre aujourd'hui et l'année où le montant sert réellement à mesurer un crédit, ce qui rend toute réponse figée dès aujourd'hui incomplète par nature.

À qui cela importe le plus, et à qui cela importe le moins

trois mécanismes, dont un fatal

Comment le patrimoine traverse une génération

  1. 01Ce qui passe hors succession par désignation
  2. 02La disposition réputée qui impose presque tout le reste
  3. 03Les liquidités dont dispose la succession pour payer l'impôt
  4. 04Vendre des actifs pour payer l'impôt est l'échec courant
L'impôt est prévisible. C'est la vente forcée qui l'acquitte qu'un plan cherche à éviter.

Ce montant importe surtout à une société qui prévoit financer un contrat fortement dès ses premières années, puisqu'un rythme de financement rapide fait monter le coût de base rajusté rapidement et le maintient plus élevé plus longtemps, ce qui réduit d'autant le crédit disponible lors d'une réclamation future par rapport à un contrat portant le même montant de protection mais financé lentement. Cela importe aussi à une société qui envisage une vente d'actions ou une réorganisation touchant le contrat, puisque le montant suit le contrat et non de repartir à zéro à un changement de mains, et un acheteur hérite du registre que le vendeur laisse derrière lui le jour de la transaction.

Cela importe beaucoup moins à un particulier détenant un contrat à titre personnel, sans bénéficiaire corporatif dans le portrait, puisque le mécanisme du compte de dividendes en capital que ce montant alimente en définitive est une notion corporative sans équivalent personnel. Un ménage sans société d'exploitation, et sans intention d'acheminer un capital-décès à travers une telle société, peut traiter le coût de base rajusté comme un détail technique sur un relevé plutôt que comme une variable de planification à suivre année après année.

Où ce montant peut produire un résultat inattendu

Un transfert du contrat entre parties liées, que ce soit vers un actionnaire à titre personnel ou vers une autre société du même groupe, constitue lui-même une disposition, et la Loi de l'impôt sur le revenu n'accepte pas nécessairement le prix que les parties conviennent entre elles comme le montant servant à mesurer un gain. Lorsqu'un contrat portant un faible coût de base rajusté et une valeur accumulée importante passe entre parties liées pour un prix qui ne reflète pas la valeur propre du contrat, une société peut découvrir que l'opération a produit un résultat imposable qu'aucune des deux parties n'avait prévu, découverte faite seulement au moment de préparer la déclaration annuelle, alors qu'il est trop tard pour structurer le transfert autrement.

Ce n'est pas un scénario autour duquel une société construit sa stratégie de financement dès le départ, et il n'a rien d'automatique. Il ne devient pertinent que si et lorsqu'un transfert est envisagé, et à ce moment le montant décrit dans cette page devient le point de départ d'un calcul qu'un comptable, en collaboration avec un avocat, devrait effectuer avant la signature de tout document de transfert plutôt qu'après.

Ce que cette page ne vous dira pas

Cette page décrit comment ce montant est défini et administré. Elle ne calcule pas ce que sera le coût de base rajusté d'une société précise au cours d'une année donnée, et elle ne dit pas à une société si son rythme de financement devrait changer pour orienter le montant vers un résultat particulier, puisque cette décision dépend des états financiers propres à la société, des objectifs de ses actionnaires, et de règles que seul le comptable de la société est en mesure d'appliquer à ces faits. Un comptable, travaillant à partir des chiffres fournis par l'assureur, est le professionnel qui possède ce calcul, et un avocat est le professionnel qui possède toute question sur la façon dont le contrat interagit avec une convention entre actionnaires ou avec une succession. Ne retenez que ce qui s'applique à vous.

Où cette réponse peut ne pas s'appliquer

  • Le montant bouge chaque année, de sorte qu'un chiffre cité à l'émission ne dit rien du chiffre qui s'appliquera des décennies plus tard.
  • Les conceptions diffèrent, et un contrat qui reçoit d'importants dépôts facultatifs ne se comporte pas comme un contrat qui n'en reçoit aucun.
  • Lorsque le contrat a changé de détenteur, le montant reporté peut ne pas être celui que l'une ou l'autre des parties avait supposé.
  • Un contrat émis sous des règles fiscales antérieures se mesure aux règles en vigueur au moment de son émission.

Ce qu'il faut vérifier dans votre propre contrat

  • Le montant actuel, par écrit de l'assureur plutôt qu'à partir d'une illustration.
  • La projection de ce montant sur les vingt prochaines années, dans la même lettre.
  • Si un dépôt facultatif a été effectué, et au cours de quelles années.
  • Si une somme a été avancée sur le contrat, puisque cela change le calcul.
  • Ce que le comptable de la société prévoit comme crédit, exprimé sous forme de fourchette plutôt que de chiffre unique.

Poursuivre avec l'explication complète

Préparez les questions destinées à un CPA, à un avocat et à un professionnel en assurance.

Sources

  • Loi de l'impôt sur le revenu, paragraphe 148(9), Lois du Canada (Justice), vérifié le 2026-08-30
  • Agence du revenu du Canada, publications sur le compte de dividendes en capital, vérifié le 2026-08-30

Au sujet de l'auteur

José Salloum, conseiller en sécurité financière

José Salloum est conseiller en sécurité financière certifié par l'Autorité des marchés financiers au Québec, Life and Accident & Sickness Insurance Agent auprès de la Financial Services Regulatory Authority of Ontario, et Life Insurance Agent auprès de l'Insurance Council of British Columbia. Titulaire d'un permis depuis 2001.

Il pratique l'Infinite Banking depuis 2015 et a fondé en 2016 le Centre canadien de création de patrimoine Inc., qui exerce sous le nom de Financière CBI. Il détient la certification Infinite Banking Concepts® Authorized Practitioner du Nelson Nash Institute. Il s'agit d'une certification privée et non d'un permis délivré par un organisme de réglementation.

Financière CBI est la plateforme éducative du Centre canadien de création de patrimoine Inc. Cette page est de l'information générale et non un conseil portant sur un dossier particulier.

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Responsabilité éditoriale et divulgation

Rédigé par
José Salloum
Capacité professionnelle
Conseiller en sécurité financière. Le Canadian Wealth Creation Centre Inc., qui exerce sous le nom de Financière CBI, place des affaires dans six provinces: le Québec, l'Ontario, l'Alberta, la Colombie-Britannique, le Manitoba et le Nouveau-Brunswick
Révisé par
Palier fiscalité et société, révisé par un professionnel de la fiscalité canadienne qualifié avant publication
Portée
Partout au Canada
Dernière révision
2026-08-30
Version
2.1
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Canadian Wealth Creation Centre Inc., qui exerce sous le nom de Financière CBI, peut toucher une rémunération versée par l'assureur si un contrat est souscrit. Elle prend la forme d'une rémunération de première année puis d'une rémunération de renouvellement, et son montant varie selon l'assureur, le produit, l'âge, la prime, la conception du contrat, les avenants et l'entente avec l'agent général. Aucun chiffre unique ne décrirait fidèlement tous les contrats, et aucun n'est publié ici.
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Dernière révision: 2026-08-30. Par José Salloum, conseiller en sécurité financière.

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