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Que se passe-t-il si je ne rembourse pas?

Que se passe-t-il si je ne rembourse pas?

Rien ne vous y oblige, et c'est précisément là le danger. La somme continue de s'accumuler à mesure que l'intérêt impayé s'y ajoute, et l'assureur compare le total à la garantie qui le soutient plutôt qu'à votre revenu. Tant que le total demeure nettement sous ce plafond, le contrat se poursuit. Lorsqu'il s'en approche, l'assureur exige une intervention, et le contrat peut prendre fin avec un impôt exigible et plus aucune liquidité à l'intérieur pour l'acquitter.

Nature de cette réponse

  • Type de propos: Fait contractuel
  • Portée: Varie selon le contrat

Le mécanisme est inscrit aux clauses d'avance et de fin de contrat. La qualification de ce résultat comme le pire disponible relève du jugement professionnel de l'auteur.

Comment cela fonctionne

lire une illustration comme deux documents

Ce qui est garanti, et ce qui ne l'est pas

  1. 01Valeur de rachatGaranti: Inscrite au contrat à l'émission. Non garanti: Les totaux projetés, qui supposent le maintien du barème.
  2. 02Capital-décèsGaranti: Garanti, sous réserve des termes du contrat. Non garanti: Ce que les participations déclarées y ajoutent.
  3. 03La décision annuelleGaranti: La prime nivelée, fixée par le contrat. Non garanti: Les participations, déclarées annuellement et jamais garanties.
Les colonnes garanties sont contractuelles. Le reste d'une illustration repose sur un barème que l'assureur déclare une année à la fois.

L'intérêt qui n'est pas acquitté chaque année s'ajoute à ce qui est dû, de sorte que l'année suivante se calcule sur un chiffre plus grand. L'assureur compare ce total à la garantie qu'il détient. Deux courbes avancent lentement l'une vers l'autre, année après année, et une seule des deux se trouve sous votre gouverne: la somme due, que vos versements peuvent réduire.

Ces deux courbes ne se déplacent jamais au même rythme, et seule celle du solde répond véritablement à un geste du titulaire. Le système d'administration de l'assureur effectue cette comparaison automatiquement, la plupart du temps une fois par année, à la date anniversaire du contrat. Il applique le taux d'intérêt fixé pour l'avance, ajoute ce montant au solde déjà dû, puis vérifie le nouveau total par rapport à la valeur qui le garantit actuellement. Personne au ménage n'a à demander ce calcul; il s'effectue que le relevé annuel ait été ouvert par le ménage ou non, cette année là comme toutes les autres.

Ce n'est que lorsque le solde atteint réellement le seuil précis que l'assureur a fixé qu'une personne s'implique dans le dossier. À ce moment, le personnel des services aux titulaires ou du recouvrement de l'assureur envoie un avis écrit au titulaire inscrit, décrivant le solde, la valeur par rapport à laquelle il est mesuré, et les options offertes, qui comprennent habituellement un remboursement partiel, une réduction de la protection, ou l'acceptation pure et simple que le contrat prenne fin à ce moment.

Rien dans cette séquence ne dépend du revenu du ménage ni d'une quelconque promesse faite au moment où l'avance a été prise. L'assureur ne fait pas preuve de patience ni ne la retire; il compare simplement deux chiffres selon un échéancier fixe et agit dès que l'un dépasse l'autre, de la même façon pour n'importe quel titulaire, peu importe la raison précise pour laquelle ce solde a fini, au fil des années, par s'accumuler ainsi jusqu'à ce point.

Ce qui peut varier

Pour être exact. Le taux d'intérêt facturé sur un solde impayé est fixé par l'assureur et n'est pas le même chiffre d'une société à l'autre, ni fixe pour toute la durée du contrat dans chaque conception; certains contrats ajustent le taux périodiquement par rapport à un indice de référence, tandis que d'autres le maintiennent stable pendant des années. Un taux qui semblait raisonnable à l'émission peut donc sembler bien différent une décennie plus tard, même sans un seul versement manqué.

Le seuil qui déclenche un avis formel varie lui aussi selon l'assureur et selon le libellé précis du contrat, puisque le calcul dépend de la façon dont le contrat lui même définit la valeur qui garantit le solde. Deux contrats du même montant et du même âge, chez deux assureurs différents, n'atteindront pas nécessairement ce seuil la même année, même en portant, l'un comme l'autre, un solde impayé par ailleurs identique.

L'année elle même compte aussi, indépendamment de l'âge du contrat. Un assureur qui ajuste son taux d'avance par rapport à un indice de référence peut hausser ou abaisser l'intérêt facturé au cours d'une année donnée pour des raisons qui n'ont rien à voir avec le contrat du ménage, de sorte que la vitesse à laquelle le solde grossit n'est jamais entièrement fixe, année après année, même sur une avance par ailleurs complètement inchangée du point de vue du ménage lui même.

Le coût ou le piège

personne ne peut promettre une acceptation

Ce que l'assureur peut décider

  1. Accepter la proposition telle qu'elle a été faite
  2. Majorer la prime en raison d'un facteur de risque
  3. Exclure une cause précise de la protection
  4. Reporter la décision à une date ultérieure
  5. Refuser la proposition
C'est l'assureur qui décide, non le représentant, et la décision vient après la proposition et non avant.

Un versement partiel, à n'importe quel moment, abaisse à la fois la somme et l'intérêt qui court dessus, et rien n'exige un règlement intégral d'un seul coup, ce qui veut dire que le moment et le montant des versements restent au choix du titulaire. L'autre voie est une lettre de l'assureur exigeant une intervention d'un ménage qui a depuis longtemps cessé de surveiller, dans une année choisie par la seule arithmétique et non par quiconque.

La mauvaise nouvelle, lorsque la lettre finit par arriver, ne concerne rarement que la protection. Un contrat qui prend fin de cette façon parce que le solde a été laissé croître sans surveillance peut produire un résultat fiscal en même temps qu'il produit une perte de protection, puisque tout montant dû au delà du coût de base rajusté du contrat peut être traité comme un revenu pour cette année, même si aucun chèque n'a jamais été remis au ménage à quelque moment que ce soit. Deux problèmes distincts peuvent donc frapper la même année, tous deux remontant à une seule et même cause laissée sans surveillance.

À qui cela importe le plus

un versement, trois fonctions

Où va une prime d'assurance permanente

  1. 01Une part couvre le coût de l'assurance elle-même
  2. 02Une part couvre les frais et la taxe sur les primes
  3. 03Une part constitue la valeur contractuelle de la police
  4. 04La répartition n'est pas détaillée sur une illustration
  5. 05La prime nivelée est fixée pour la durée du contrat
Une prime permanente n'est pas un frais unique, et aucune illustration n'en montre les trois parts séparément.

Cela importe le plus à un ménage portant un solde important par rapport à la valeur qui le garantit, particulièrement un ménage qui a cessé de surveiller le contrat depuis des années, puisque cette combinaison précise est exactement ce qui produit la lettre décrite plus haut, arrivant bien souvent à un moment que le ménage n'a pas choisi lui même ou jugé opportun le moins du monde.

Cela importe le moins à un ménage portant un solde faible par rapport à la valeur du contrat, ou effectuant des remboursements partiels réguliers même sans échéancier fixe pour le faire, puisqu'un écart faible et stable entre les deux chiffres donne au ménage de longues années d'avertissement à l'avance, souvent une décennie complète ou davantage encore, avant que l'une ou l'autre des deux courbes ne s'approche vraiment de l'autre.

Ce qu'il faut demander, et à qui

Demander à l'assureur, par écrit, le taux d'intérêt courant sur le solde, la valeur courante qui le garantit, et le chiffre précis auquel il émettrait un avis formel, puisqu'aucun de ces trois chiffres n'est jamais garanti de correspondre à ce dont le ménage se souvient, parfois de façon franchement inexacte, depuis que l'avance a été prise des années plus tôt.

Demander à un comptable, séparément, ce que signifierait pour la déclaration de cette année une déchéance causée par un solde impayé, compte tenu des autres revenus du ménage, puisque la réponse change selon le revenu de cette année précise d'une façon que la lettre de l'assureur n'expliquera jamais, et ne peut d'ailleurs raisonnablement pas être attendue à expliquer à elle seule sans l'aide d'un professionnel.

Ce qu'il faut vérifier chaque année

le permis est provincial, le conseil aussi

Là où ce cabinet n'a pas de permis

  1. 01Aucun conseil n'est offert aux résidents de ces endroits
  2. 02Les pages explicatives demeurent accessibles à tous
  3. 03Le permis est provincial, tout comme le droit de conseiller
  4. 04La vérification d'un permis se fait au registre public
Lire n'est pas recevoir un conseil. Le conseil exige un permis dans la province où réside le lecteur.

Le relevé annuel indique les deux chiffres côte à côte plutôt qu'un seul total, ce qui permet de voir l'écart se creuser ou se stabiliser d'une année à l'autre. Un ménage qui consulte ce relevé chaque année sait avant l'assureur si un versement partiel est devenu utile, plutôt que de l'apprendre par une lettre arrivée trop tard pour être commode. Ce même relevé indique aussi si les participations suffisent encore à compenser la prime, ce qu'explique une fois que les participations couvrent la prime, l'assurance est-elle gratuite.

Le relevé est aussi l'endroit où confirmer le taux d'intérêt couramment facturé, puisque ce chiffre peut bouger même lorsque le ménage n'a rien changé de son côté, et un taux qui a nettement augmenté depuis que l'avance a été prise à l'origine est l'un des signes les plus clairs, bien avant toute lettre de l'assureur, que les deux courbes décrites plus haut se rapprochent plus vite que prévu.

Ce que cette page ne fait pas

Cette page décrit comment le solde grossit et ce qui suit s'il est laissé sans surveillance. Elle ne dit pas à quel solde précis un contrat donné atteindra réellement son propre seuil, puisque ce chiffre exact dépend entièrement des valeurs précises logées dans ce contrat précis, et ne peut jamais être confirmé autrement qu'en demandant une illustration en vigueur directement à l'assureur, par écrit.

Elle ne calcule pas non plus ce qu'un ménage devrait payer en impôt si le contrat prenait fin de cette façon, puisque cela dépend du coût de base rajusté du contrat et des autres revenus du ménage pour l'année. Un comptable qui travaille à partir des chiffres réels de l'assureur est le professionnel en mesure de répondre correctement à cette question, et non une page générale comme celle-ci, rédigée bien avant même que ces chiffres précis n'existent quelque part. Les décisions lentes vieillissent mieux que les décisions rapides.

Où cette réponse peut ne pas s'appliquer

  • Certains contrats prévoient le maintien de la protection à même la valeur accumulée pendant une période, et d'autres n'en prévoient aucun.
  • La pratique des assureurs quant à l'avis donné avant la fin du contrat varie, et aucune règle générale ne remplace votre propre formulation.
  • Lorsqu'une société détient le contrat, la conséquence fiscale naît dans la société et s'analyse séparément.

Ce qu'il faut vérifier dans votre propre contrat

  • La somme due aujourd'hui, y compris l'intérêt accumulé sur celle-ci.
  • La valeur disponible pour la couvrir, relevée à la même date.
  • L'écart entre ces deux chiffres, révisé chaque année plutôt qu'une fois par décennie.
  • L'avis que l'assureur doit donner avant de mettre fin au contrat, selon la formulation elle-même.
  • Le montant imposable qu'une fin de contrat produirait aujourd'hui, établi par votre comptable.

Poursuivre avec l'explication complète

Examinez les options avant de modifier le contrat.

Sources

  • La clause d'avance du contrat, propre à chaque assureur, vérifié le 2026-08-30
  • Loi de l'impôt sur le revenu, Justice Canada, vérifié le 2026-08-30

Au sujet de l'auteur

José Salloum, conseiller en sécurité financière

José Salloum est conseiller en sécurité financière certifié par l'Autorité des marchés financiers au Québec, Life and Accident & Sickness Insurance Agent auprès de la Financial Services Regulatory Authority of Ontario, et Life Insurance Agent auprès de l'Insurance Council of British Columbia. Titulaire d'un permis depuis 2001.

Il pratique l'Infinite Banking depuis 2015 et a fondé en 2016 le Centre canadien de création de patrimoine Inc., qui exerce sous le nom de Financière CBI. Il détient la certification Infinite Banking Concepts® Authorized Practitioner du Nelson Nash Institute. Il s'agit d'une certification privée et non d'un permis délivré par un organisme de réglementation.

Financière CBI est la plateforme éducative du Centre canadien de création de patrimoine Inc. Cette page est de l'information générale et non un conseil portant sur un dossier particulier.

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Responsabilité éditoriale et divulgation

Rédigé par
José Salloum
Capacité professionnelle
Conseiller en sécurité financière. Le Canadian Wealth Creation Centre Inc., qui exerce sous le nom de Financière CBI, place des affaires dans six provinces: le Québec, l'Ontario, l'Alberta, la Colombie-Britannique, le Manitoba et le Nouveau-Brunswick
Révisé par
Palier assurance et contrat, révisé sous l'autorité propre d'un professionnel en assurance détenant un permis
Portée
Varie selon le contrat
Dernière révision
2026-08-30
Version
2.1
Divulgation de la rémunération
Canadian Wealth Creation Centre Inc., qui exerce sous le nom de Financière CBI, peut toucher une rémunération versée par l'assureur si un contrat est souscrit. Elle prend la forme d'une rémunération de première année puis d'une rémunération de renouvellement, et son montant varie selon l'assureur, le produit, l'âge, la prime, la conception du contrat, les avenants et l'entente avec l'agent général. Aucun chiffre unique ne décrirait fidèlement tous les contrats, et aucun n'est publié ici.
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Dernière révision: 2026-08-30. Par José Salloum, conseiller en sécurité financière.

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Permis et titres. José Salloum est conseiller en sécurité financière certifié par l'Autorité des marchés financiers au Québec, Life and Accident & Sickness Insurance Agent autorisé par la Financial Services Regulatory Authority of Ontario, et Life Insurance Agent autorisé par l'Insurance Council of British Columbia. Titulaire d'un permis depuis 2001. Son permis personnel couvre le Québec, l'Ontario et la Colombie-Britannique uniquement. Il détient la certification Infinite Banking Concepts® Authorized Practitioner du Nelson Nash Institute ainsi que la désignation Certified Cash Flow Specialist. Il s'agit de certifications privées et non de permis réglementaires, et elles ne confèrent aucune autorité gouvernementale. Tous ces titres peuvent être vérifiés dans les registres publics des organismes de réglementation.

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