Financière CBI
Prendre rendez-vous
Financière CBI financierecbi.com

Arrangement de financement immédiat

La cession en garantie et le prêteur

La cession en garantie et le prêteur

Une cession en garantie transfère à un prêteur des droits prévus à un contrat d'assurance vie à titre de sûreté d'une dette: le titulaire demeure propriétaire et la créance du prêteur se limite à ce qui lui est dû. Le prix en est le contrôle: un rachat, un changement de bénéficiaire, une avance sur contrat et toute autre cession exigent ensuite son consentement. L'alinéa 20(1)e.2) de la Loi de l'impôt sur le revenu y ajoute ses propres conditions, dont l'exigence de la cession par l'institution. Un avocat ou un notaire doit lire l'acte lui-même avant toute signature.

Tout arrangement dans lequel un prêteur verse des fonds en contrepartie de la valeur d'un contrat d'assurance vie repose sur un seul document, et ce document est la cession en garantie. Le contrat de prêt vient ensuite et occupe toute l'attention du lecteur, à tort. Cet unique acte, déposé auprès de l'assureur et reconnu par lui, est ce qui transforme un contrat privé entre un titulaire et un assureur en une sûreté contre laquelle un prêteur acceptera réellement de prêter. C'est aussi le document au sujet duquel plusieurs conditions de la Loi de l'impôt sur le revenu ont été écrites, de sorte que sa rédaction décide de bien davantage que la seule position de la sûreté.

Cette page expose ce que la cession fait, ce qu'elle empêche le titulaire de faire, et lesquelles de ses caractéristiques intéressent la Loi. Elle ne nomme aucun prêteur et aucun assureur, et elle n'avance aucun chiffre. Tout énoncé fiscal qui s'y trouve revient à votre CPA, et tout énoncé portant sur le document lui-même revient à votre avocat ou à votre notaire, à partir de votre propre contrat et de vos propres documents de prêt, avant que quoi que ce soit ne soit signé.

Qu'est-ce qu'une cession en garantie, et que fait-elle réellement?

Une cession en garantie est le transfert écrit, à un prêteur, de droits déterminés dans un contrat d'assurance vie, à titre de sûreté d'une dette. Le titulaire demeure le propriétaire du contrat. Le prêteur acquiert une créance sur la valeur du contrat et sur le capital-décès, limitée en tout temps à ce que l'emprunteur lui doit. Rien d'autre ne change dans l'acte.

Le mot limitée porte tout le poids de la phrase. Le prêteur ne prend pas le contrat. Il prend un intérêt prioritaire dans ce que le contrat peut produire, à concurrence de la dette, et cet intérêt disparaît lorsque la dette disparaît. Jusque-là, le titulaire continue de payer la prime, conserve tous les droits qui n'ont pas été cédés, et demeure inscrit comme propriétaire dans les registres de l'assureur. Rien ne change quant à la protection elle-même, et rien ne change non plus quant à l'obligation de payer qui incombe à l'assureur. La couverture demeure exactement celle qui a été souscrite au départ.

Deux éléments du contrat intéressent un prêteur, et la cession atteint les deux. La valeur accumulée est ce que le prêteur mesure pour établir son avance de fonds du vivant de l'emprunteur. Le capital-décès est ce qui éteint le prêt si l'emprunteur meurt avant de l'avoir remboursé. Un prêteur qui détient les deux dispose d'une sûreté qui ne dépend d'aucun marché et qui n'exige aucune évaluation, ce qui explique pourquoi cette forme de sûreté existe. C'est aussi la raison pour laquelle un prêteur accepte un contrat là où il refuserait bien d'autres actifs. L'ordre dans lequel le contrat, la cession et l'avance de fonds se succèdent est exposé dans l'arrangement de financement immédiat.

Que fait l'assureur lorsqu'il reçoit une cession en garantie?

une critique du coût doit préciser la période

Quand le coût pèse, et quand il s'allège

  1. 01L'acquisition est concentrée au débutPremières années. Le barème garanti est bas durant les mêmes années.
  2. 02Les frais baissent en proportionAnnées médianes. Les années intermédiaires du contrat.
  3. 03Le contrat coûte peu à porterAnnées tardives.
Coûteux est exact pour la première décennie et de moins en moins exact ensuite.

L'assureur inscrit la cession au dossier du contrat et la reconnaît par écrit au prêteur. Il ne devient pas partie au prêt et il n'exprime aucune opinion sur celui-ci. À partir de ce moment, son administration porte une mention, et certaines instructions du titulaire cessent d'être traitées sur la seule signature de ce dernier. L'assureur agit alors en gardien du registre, et non en arbitre de l'opération.

Cette reconnaissance est le document que le prêteur attend, et il vaut la peine de comprendre exactement ce qu'elle est. Elle confirme que l'assureur détient la cession à son dossier et qu'il la respectera. Elle ne confirme pas que le contrat vaut un montant donné, que le prêt est sain, ni qu'une conséquence fiscale quelconque en découle. L'assureur agit ici comme teneur de registre et rien de plus, et le titulaire qui lit dans cette reconnaissance davantage que cela en sera déçu plus tard. Une reconnaissance est une confirmation d'inscription, et elle n'a jamais été autre chose.

Les assureurs utilisent leurs propres formulaires de cession, et le prêteur qui présente le sien devra habituellement obtenir que l'assureur accepte d'abord ce formulaire. Cette étape prend du temps, et c'est celle qui retarde le plus souvent un dossier. Demandez tôt quel formulaire l'assureur exige, demandez qui a la responsabilité de le transmettre, et demandez une copie de la reconnaissance une fois qu'elle a été émise. Un dossier sans cette copie comporte une lacune qui ne se révèle que des années plus tard, au moment où quelqu'un doit prouver ce qui avait été convenu. Demandez enfin combien de temps l'assureur met habituellement à traiter une cession, parce que ce délai gouverne l'échéancier de tout le reste.

Que le titulaire ne peut-il plus faire seul?

Quatre droits ordinaires deviennent des décisions conjointes tant que la cession subsiste. Le rachat du contrat, un changement de bénéficiaire, une avance sur contrat auprès de l'assureur et toute autre cession à un tiers exigent tous le consentement du prêteur ou sa mainlevée. Le titulaire conserve l'obligation de payer la prime et perd la liberté de défaire le contrat. Ces quatre droits lui reviennent dès que la dette est éteinte.

Chacun de ces quatre gestes réduit ce que le prêteur détient, et c'est pourquoi chacun d'eux est visé. Un rachat convertit la sûreté en argent que le prêteur ne peut pas suivre. Un changement de bénéficiaire redirige la somme que le prêteur s'attend à recevoir au décès. Une avance sur contrat auprès de l'assureur retire de la valeur du contrat avant le prêteur et crée une créance concurrente à l'intérieur du même acte, ce qui constitue une opération différente d'un déboursement effectué par un tiers. Cette différence est exposée dans avance sur contrat ou prêt avec cession en garantie. Chacun de ces gestes touche donc directement la valeur sur laquelle le prêteur s'est appuyé pour consentir le crédit.

La restriction que les gens ressentent véritablement est celle du bénéficiaire. Un mariage, une naissance, une séparation ou un décès dans la famille est le moment où une désignation se révise normalement, et tant que la cession subsiste, cette révision passe par le prêteur. Les prêteurs consentent à ces changements et le processus est ordinaire, et il demeure un processus assorti d'un délai. Cela appartient à la liste des choses dont on informe un titulaire avant la signature. Le découvrir le jour où le changement devient nécessaire est la version coûteuse de l'apprentissage. Un titulaire averti demande ce processus par écrit dès le premier jour.

En quoi cela diffère-t-il d'une cession absolue?

Une cession absolue transfère la propriété du contrat au cessionnaire, purement et définitivement. Une cession en garantie ne transfère qu'un intérêt à titre de sûreté, et seulement aussi longtemps que la dette demeure impayée. Les arrangements de ce type utilisent la forme en garantie, parce que transférer la propriété changerait qui est le titulaire et entraînerait des conséquences qui lui sont propres. Les deux actes portent le mot cession, et c'est à peu près tout ce qu'ils ont en commun.

Ces conséquences expliquent pourquoi la distinction n'a rien d'académique. Le transfert de propriété d'un contrat d'assurance vie constitue une disposition, mesurée par rapport au coût de base rajusté, et il peut produire du revenu dans l'année où il survient. Il déplace aussi de façon permanente vers quelqu'un d'autre tous les droits prévus au contrat, ce qui dépasse largement ce dont un prêteur a besoin et ce qu'un emprunteur devrait offrir. Votre CPA chiffre la disposition et votre avocat ou votre notaire lit le formulaire. La différence entre les deux se mesure en impôt payable.

Lisez l'intitulé du document que l'on vous présente. Certains formulaires d'assureur servent les deux fins et les distinguent au moyen d'une case ou d'un paragraphe, de sorte qu'un formulaire signé à la hâte peut dire autre chose que ce que tout le monde avait en tête. Confirmez par écrit quel acte a été signé, confirmez que l'assureur l'a inscrit comme une cession en garantie, et conservez la reconnaissance avec la police. C'est une vérification de cinq minutes qui évite un problème que personne ne peut défaire à bon compte une fois qu'il est créé. Conservez aussi une note expliquant pourquoi cette forme a été retenue.

Un contrat existant peut-il être cédé, ou seulement un contrat nouveau?

l'option change le comportement du contrat

Où peut aller une participation déclarée

  1. 01Acheter de l'assurance supplémentaire libérée
  2. 02Réduire la prime à payer cette année-là
  3. 03S'accumuler en dépôt chez l'assureur
  4. 04Être versée comptant au titulaire du contrat
  5. 05L'option par défaut est rarement la bonne
L'option retenue à l'émission détermine le comportement du contrat pour les quarante années suivantes.

Un contrat existant peut être cédé. L'Agence du revenu du Canada a publié la position selon laquelle un contrat n'a pas à être souscrit au moment de l'emprunt, et selon laquelle la cession d'un contrat existant est acceptable lorsqu'elle satisfait véritablement à une exigence du prêteur. Cela compte pour quiconque détient déjà un contrat comportant une valeur accumulée. Le contrat n'a donc pas à être neuf pour servir de sûreté, et cette précision change beaucoup de choses pour un titulaire de longue date.

L'effet commercial de cette position est considérable. Le titulaire qui alimente un contrat depuis dix ou quinze ans n'est pas tenu de recommencer avec un contrat neuf pour s'en servir comme sûreté. La valeur déjà construite est la valeur que le prêteur mesure, et le contrat qui a produit cette valeur est celui qui peut être donné en garantie. C'est un point simple, et il manque à une proportion étonnante de ce qui se publie sur le sujet. Rien dans la position publiée n'exige un contrat récent, et beaucoup de pages laissent croire l'inverse, ce dont le lecteur tire une conclusion coûteuse.

Deux mises en garde l'accompagnent. Le recours à un contrat existant n'adoucit aucune des autres conditions, qui s'appliquent à un vieux contrat exactement comme elles s'appliquent à un contrat neuf. Et un contrat qui sert une fin familiale depuis une décennie se voit demander de servir une seconde fin en même temps, avec le prêteur devant la famille dans l'ordre des paiements. C'est une décision qu'un ménage prend délibérément, et ce n'est pas un détail qu'un formulaire règle. La seconde mise en garde se discute d'abord en famille, et ensuite seulement avec un prêteur.

Pourquoi la cession doit-elle être exigée par le prêteur, et non acceptée?

L'alinéa 20(1)e.2) de la Loi de l'impôt sur le revenu subordonne la déduction qu'il permet à la condition que la cession soit exigée par l'institution financière à titre de garantie de l'emprunt. Le titulaire qui offre spontanément un contrat que le prêteur n'a jamais demandé n'a pas satisfait à cette condition. L'exigence doit vivre dans les conditions de prêt, et non dans le souvenir d'une conversation. La distinction entre exiger et accepter est donc une distinction juridique, et non une nuance de vocabulaire.

Le même alinéa exige aussi qu'un intérêt dans la police soit cédé à l'institution dans le cadre d'un emprunt contracté auprès d'elle. Lues ensemble, ces deux conditions décrivent une véritable décision de crédit dans laquelle un prêteur a demandé une sûreté et un emprunteur la lui a donnée, plutôt qu'un arrangement assemblé après coup pour épouser une disposition législative. Ces deux conditions ont été vérifiées sur le texte codifié de la Loi, sur le site Lois du Canada, le 15 septembre 2026. Le libellé compte davantage que l'intention des parties.

Le critère est documentaire, ce qui est une bonne nouvelle, parce qu'un document peut s'obtenir. La lettre d'engagement ou la convention de crédit devrait dire en toutes lettres que l'institution exige la cession du contrat à titre de garantie du prêt. Demandez cette formulation au prêteur avant le déboursement, parce que la demander après coup place tout le monde en situation de reconstituer ce qui avait été exigé, et une reconstitution n'est pas un enregistrement. Votre CPA compare la formulation à l'alinéa et votre avocat ou votre notaire lit l'acte. Un dossier bien monté contient cette phrase dès le départ.

Que veut dire institution financière véritable dans la Loi?

révisé annuellement, jamais garanti

Le barème de participations, et ce qui en dépend

  1. Les hypothèses servant à établir ce qui est crédité
  2. Établi par le conseil d'administration de l'assureur
  3. Révisé annuellement et jamais garanti
  4. Tout chiffre non garanti d'une illustration en dépend
Modifiez le barème et tous les chiffres projetés bougent. C'est l'hypothèse sur laquelle repose la projection.

Institution financière véritable est une expression définie au paragraphe 248(1) de la Loi de l'impôt sur le revenu, et l'alinéa 20(1)e.2) exige que l'intérêt dans la police soit cédé à une telle institution. Cette page cite cette définition par renvoi et ne publie aucune liste de ce qui s'y trouve, parce que l'énumération législative complète n'a pas pu être confirmée à la source primaire. La transparence sur ce point vaut mieux qu'une apparence de certitude.

Le dire franchement vaut mieux que l'inverse. Une liste partielle publiée comme si elle était complète est pire qu'aucune liste, parce que le lecteur qui y trouve son propre prêteur cesse de poser la question. La question n'est pas de savoir si un prêteur ressemble au genre d'institution que l'expression décrit. La question est de savoir s'il tombe à l'intérieur de la définition telle que la Loi l'énonce, et cette question se règle en lisant la définition en regard du prêteur lui-même. Une définition législative se lit, elle ne se devine pas, et personne ne devrait la deviner à votre place.

L'étape pratique est donc brève. Demandez au prêteur d'énoncer par écrit son statut par renvoi à la définition du paragraphe 248(1). Remettez ensuite cette déclaration à votre CPA et demandez une confirmation portant sur votre propre dossier. Pour certaines catégories de prêteurs, la réponse est établie et arrive vite. Pour d'autres, elle repose sur une question de fait touchant l'entreprise même du prêteur, ce qui explique précisément pourquoi cette page ne tente pas d'y répondre à votre place. Conservez la réponse écrite du prêteur au dossier avec le reste.

Le titulaire et l'emprunteur doivent-ils être la même partie?

Une position technique publiée veut que le titulaire et l'emprunteur soient la même personne ou la même entité pour que la déduction soit disponible. Cette condition ne figure pas dans le texte législatif de l'alinéa 20(1)e.2). Il s'agit d'une position technique publiée et cette page la rapporte comme telle. Elle mérite d'être connue précisément parce qu'elle ne se trouve pas dans la Loi.

La structure que cela écarterait est courante. Une société détient le contrat et l'actionnaire emprunte, ou l'arrangement se présente dans l'autre sens. Selon cette position publiée, la déduction n'est pas disponible, et comme la condition relève d'une position publiée et non du texte de la Loi, il s'agit exactement du genre de point qu'un CPA doit régler avant qu'un dossier ne soit monté, parce que le débattre une fois qu'une cotisation est arrivée place tout le monde dans une position beaucoup plus faible. Personne ne souhaite rencontrer une condition de ce poids la septième année. Une condition de cette portée se vérifie avant la signature, et le coût d'une vérification tardive se compte en années de déductions perdues.

Un second enjeu accompagne la même structure, et il est distinct. Lorsque le contrat d'une société garantit l'emprunt personnel d'un actionnaire, la question d'un avantage conféré à un actionnaire selon le paragraphe 15(1) de la Loi de l'impôt sur le revenu se pose, et elle se pose que la déduction ait été envisagée ou non. Ce sont deux problèmes différents produits par une seule structure. Les deux reviennent à votre CPA et à votre avocat ou à votre notaire, sur les documents réels, avant que la cession ne soit signée. Les deux questions se règlent sur les mêmes documents et au même moment.

Qu'est-ce que le prêteur inscrit, et où?

Le dépôt principal se fait auprès de l'assureur, qui inscrit la cession et délivre une reconnaissance. Selon la province et selon l'emprunteur, le prêteur peut aussi inscrire une sûreté au registre des biens personnels applicable, et au Québec une hypothèque sur les droits prévus au contrat peut être publiée au registre provincial. Les deux inscriptions ne poursuivent pas le même but.

Ce sont deux registres qui servent deux fins et il ne faut pas les confondre l'un avec l'autre. Le registre de l'assureur gouverne ce que l'assureur fera et ne fera pas sur instruction du titulaire. L'inscription publique gouverne le rang par rapport aux autres créanciers de l'emprunteur. Un prêteur peut prendre l'un des deux, ou les deux, et ce qu'il prend dépend de la province, du fait que l'emprunteur soit une société ou non, et de sa propre pratique. Votre avocat ou votre notaire confirme ce qui a été inscrit et où. Demandez une copie de chacune des inscriptions faites.

Un emprunteur devrait tenir pour acquis que l'inscription est visible par autrui. Un autre prêteur qui effectue une recherche la verra, et elle fera partie de la façon dont une demande de crédit ultérieure sera lue. Elle ne disparaît pas non plus d'elle-même. La mainlevée au remboursement est une étape distincte que quelqu'un doit demander et que quelqu'un doit confirmer, et des dossiers dorment pendant des années avec une cession toujours inscrite au contrat alors que celui-ci ne porte plus aucune dette depuis avant le dernier renouvellement. La mainlevée est une étape que quelqu'un doit inscrire au calendrier, autrement elle n'arrive jamais.

Qu'advient-il de la cession au décès, à la vente ou au remboursement?

Règlement 306 du Règlement de l'impôt sur le revenu

Le test d'exonération, et ce qu'il détermine

  1. 01La police est comparée à une police de référence théorique. Qu'est-ce que cela détermine?
  2. 02Elle accumule sans imposition annuelleLa police réussit.
  3. 03Elle est imposée chaque annéeLa police échoue.
La croissance dans une police canadienne est à imposition reportée tant que le contrat demeure exonéré, et ce test est ce qui le maintient exonéré.

Au décès, l'assureur paie le prêteur à concurrence de ce qui lui est dû, et le reliquat parvient au bénéficiaire désigné. Au remboursement, le prêteur donne mainlevée de la cession et les droits du titulaire sont rétablis. Lors d'une vente de l'entreprise ou d'un transfert du contrat, la cession ne se déplace pas d'elle-même et doit être traitée expressément. Chacune de ces trois situations se prépare longtemps à l'avance.

Le cas du décès mérite la phrase la plus simple qui soit, parce que c'est celui que l'on omet le plus souvent. Le capital-décès est d'abord affecté à la dette, et ce qui parvient à la famille ou à la société est le reliquat. Lorsque des intérêts se sont ajoutés au prêt pendant de nombreuses années, ce reliquat est plus petit que ne le laisse croire le montant de protection inscrit au contrat, pour un lecteur à qui personne ne l'a dit. La façon dont une somme reçue par une société est ensuite traitée sur le plan fiscal est une question pour le comptable de cette société. C'est la phrase que la famille doit entendre avant la signature.

Les deux autres cas sont documentaires. Lors d'une vente de l'entreprise, un acheteur exigera que la cession soit levée ou expressément assumée, et cela devient une condition de clôture assortie d'un échéancier. Le transfert du contrat à un autre propriétaire pendant que la cession subsiste requiert le consentement du prêteur, et le transfert lui-même porte ses propres conséquences fiscales. Au remboursement, le prêteur signe une mainlevée, l'assureur l'inscrit, et les droits du titulaire reviennent en entier. Demandez à l'avance qui enclenche chacune de ces étapes. Un échéancier écrit vaut mieux qu'une promesse verbale à la clôture.

Qu'est-ce qui doit être mis par écrit avant toute signature?

Cinq documents. Les conditions de prêt énonçant que l'institution exige la cession à titre de garantie de l'emprunt. La reconnaissance écrite de l'assureur. Un énoncé des droits exactement cédés. Un processus nommé de mainlevée au remboursement. Et une confirmation écrite de votre CPA sur les conditions de l'alinéa 20(1)e.2) telles qu'elles s'appliquent à votre propre dossier. Ces cinq documents tiennent dans une seule chemise.

Chacun de ces documents répond à une question qui devient coûteuse plus tard. Les conditions de prêt répondent à la question de savoir si la cession était exigée. La reconnaissance répond à la question de savoir si l'assureur la détient à son dossier. L'énoncé des droits répond à ce que le titulaire peut encore faire sans demander la permission. Le processus de mainlevée répond à la question de savoir qui fait le ménage à la fin. La confirmation de votre CPA répond à la seule question fiscale qui compte vraiment, soit la façon dont les conditions s'appliquent à vos propres faits plutôt qu'à une description générale de ceux-ci. Aucune de ces réponses ne coûte cher à obtenir au bon moment.

Cinq réponses brèves sur papier valent mieux qu'une heure de réconfort verbal, parce que les personnes qui ont donné ce réconfort ne seront peut-être plus au dossier lorsque la question se reposera. Ce cabinet détient un permis d'assurance et ne donne aucun conseil fiscal ni juridique. Ce qu'un conseiller peut utilement faire, c'est poser la question aux bons professionnels dans une forme à laquelle ils sont capables de répondre, puis concevoir le contrat et la documentation autour de la réponse qu'ils donnent. C'est le travail que cette page peut décrire et qu'elle ne peut pas faire à votre place.

À qui cela convient, et à qui cela ne convient pas

Cette page convient à la personne à qui l'on a remis un formulaire de cession et qui veut savoir ce qu'il change avant de le signer. Elle convient au titulaire d'un contrat existant à qui l'on a dit que ce contrat pouvait servir de sûreté. Elle convient à la société qui se demande si le contrat qu'elle détient déjà devrait être donné en garantie. Elle convient enfin au ménage qui veut comprendre l'ordre des paiements au décès.

Elle s'applique avec moins de force lorsqu'aucun emprunt n'est envisagé, parce qu'une cession sans prêteur est un document à la recherche d'une utilité. Elle s'applique avec moins de force encore lorsque le contrat est petit et la protection temporaire, puisque la valeur accumulée qu'un prêteur mesure existe à peine dans un contrat d'assurance vie temporaire. Ces lecteurs peuvent régler d'abord la question de la protection et revenir à cette page si un prêteur soulève un jour le sujet. Rien ne se perd à attendre.

Elle ne convient pas au lecteur venu chercher un verdict sur la disponibilité d'une déduction. Ce verdict n'existe pas sur une page web. Un contrat d'assurance vie est de l'assurance et n'est pas un placement, et le donner en garantie à un prêteur ne change rien à ce qu'il est. Les conditions de l'alinéa 20(1)e.2) s'appliquent à des faits que cette page ne possède pas: votre prêteur, vos documents, votre structure, et ce que vos propres professionnels concluent lorsqu'ils lisent les trois ensemble. Une page peut décrire des conditions, et elle ne peut pas appliquer ces conditions à un dossier qu'elle n'a pas lu.

Répondez à la question qui se trouve sous la paperasse avant de répondre à la paperasse. À quoi sert la protection, et qui doit être payé en premier si la personne assurée meurt demain. Le titulaire capable de répondre aux deux peut lire n'importe quel formulaire de cession qu'on lui présente et voir ce qu'il fait, et celui qui en est incapable signera ce que disait le modèle du prêteur et découvrira ensuite quels droits sont partis avec lui. La lecture attentive d'un formulaire reste l'usage le plus utile de dix minutes dans tout ce dossier.

Rencontre découverte de trente minutes

Une première conversation sert à établir si cela vous convient. Aucune illustration n'est préparée et rien n'est arrangé.

Il arrive souvent que la réponse soit non, et vous l'entendrez pendant l'appel plutôt que dans une proposition ensuite.

Vous détenez un permis? Pour placer des affaires, adressez-vous directement à Canadian Wealth Creation Centre Inc. Cette page s'adresse aux ménages.

En soumettant ce formulaire, vous consentez à ce que Canadian Wealth Creation Centre Inc. utilise les renseignements que vous fournissez pour répondre à votre demande et organiser votre rencontre, y compris par message texte au numéro que vous indiquez. Consultez notre politique de confidentialité.

Ce formulaire est acheminé à Canadian Wealth Creation Centre Inc. Toute rencontre, tout conseil et tout produit d'assurance sont fournis par Canadian Wealth Creation Centre Inc., par l'entremise de ses représentants dûment certifiés auprès de l'Autorité des marchés financiers. Financière CBI est la plateforme éducative de la société: elle ne distribue aucun produit ni service financier et ne donne aucun conseil individualisé.

Questions fréquentes

Une cession en garantie fait-elle du prêteur le propriétaire de mon contrat?

Non. La cession en garantie laisse le titulaire propriétaire du contrat et donne au prêteur un intérêt à titre de sûreté dans des droits déterminés prévus au contrat, limité au montant de la dette. Le prêteur peut se tourner vers la valeur accumulée et vers le capital-décès pour obtenir ce qui lui est dû, et il peut refuser son consentement à ce qui réduirait l'un ou l'autre, et il ne prend pas pour autant la place du titulaire. La cession absolue est le document qui transfère la propriété purement et simplement, et il s'agit d'un acte différent aux conséquences différentes, dont une disposition mesurée par rapport au coût de base rajusté. Lisez l'intitulé du formulaire qu'on vous demande de signer, confirmez par écrit lequel des deux l'assureur a inscrit, et faites lire l'acte lui-même par votre avocat ou votre notaire avant sa signature.

Puis-je changer de bénéficiaire pendant qu'une cession est en place?

Habituellement seulement avec le consentement du prêteur, parce que la désignation touche directement la sûreté que le prêteur détient. Le capital-décès est ce qui rembourse le prêt si la personne assurée meurt avant son extinction, de sorte qu'un changement qui le redirige est un changement à la position du prêteur, et l'assureur cherchera la mainlevée ou l'accord du prêteur avant de donner suite à l'instruction. Les prêteurs consentent à ces changements et le processus est ordinaire, et il demeure un processus assorti d'un délai plutôt qu'un formulaire signé à la table de la cuisine. Un mariage, une naissance, une séparation ou un décès dans la famille est le moment où cela se ressent. Demandez au prêteur son processus écrit avant de signer la cession, et non le jour où vous avez besoin du changement.

Céder un contrat rend-il une partie de ma prime déductible?

Ce n'est pas une question à laquelle cette page peut répondre pour votre dossier, et personne ne devrait y répondre pour vous sans avoir lu vos documents. L'alinéa 20(1)e.2) de la Loi de l'impôt sur le revenu pose des conditions, parmi lesquelles le fait qu'un intérêt dans la police soit cédé à une institution financière véritable dans le cadre d'un emprunt contracté auprès d'elle et que cette institution exige la cession à titre de garantie de l'emprunt. La déduction qu'il permet correspond au moindre de trois montants, de sorte qu'elle n'est jamais simplement la prime. L'expression institution financière véritable est définie au paragraphe 248(1) et cette page la cite par renvoi. Votre CPA applique l'alinéa à votre propre prêteur, à vos propres documents de prêt et à votre propre contrat, et vous donne la réponse par écrit.

Comment la cession est-elle levée une fois le prêt remboursé?

Par une mainlevée du prêteur que l'assureur inscrit ensuite, et cela ne se produit pas automatiquement. Rembourser le solde éteint la dette, et cela n'efface pas de soi la cession du dossier de l'assureur ni l'inscription publique que le prêteur a pu faire. Quelqu'un doit demander la mainlevée, quelqu'un doit la signer, et quelqu'un doit confirmer que l'assureur et le registre l'ont tous deux traitée. Des dossiers dorment pendant des années avec une cession toujours inscrite au contrat alors que celui-ci ne porte plus aucune dette depuis avant le dernier renouvellement, et le problème surgit au pire moment, habituellement lorsqu'un changement devient urgent ou lorsque le contrat est évalué dans une transaction. Demandez qui enclenche chaque étape, demandez une confirmation écrite une fois faite, et conservez-la avec la police.

Sources

  • Loi de l'impôt sur le revenu, alinéa 20(1)e.2), prime d'une police d'assurance-vie utilisée à titre de garantie, Lois du Canada, vérifié le 2026-09-15
  • Loi de l'impôt sur le revenu, paragraphe 248(1), définition d'institution financière véritable, Lois du Canada, vérifié le 2026-09-15
  • Agence du revenu du Canada, bulletin d'interprétation IT-309R2, primes d'une police d'assurance-vie utilisée comme garantie, archivé, vérifié le 2026-09-15
  • Loi de l'impôt sur le revenu, paragraphe 15(1), avantage conféré à un actionnaire, Lois du Canada, vérifié le 2026-09-15

Au sujet de l'auteur

José Salloum, conseiller en sécurité financière

José Salloum est conseiller en sécurité financière certifié par l'Autorité des marchés financiers au Québec, Life and Accident & Sickness Insurance Agent auprès de la Financial Services Regulatory Authority of Ontario, et Life Insurance Agent auprès de l'Insurance Council of British Columbia. Titulaire d'un permis depuis 2001.

Il pratique l'Infinite Banking depuis 2015 et a fondé en 2016 le Centre canadien de création de patrimoine Inc., qui exerce sous le nom de Financière CBI. Il détient la certification Infinite Banking Concepts® Authorized Practitioner du Nelson Nash Institute. Il s'agit d'une certification privée et non d'un permis délivré par un organisme de réglementation.

Financière CBI est la plateforme éducative du Centre canadien de création de patrimoine Inc. Cette page est de l'information générale et non un conseil portant sur un dossier particulier.

Lire la biographie complète et les numéros de permis

Dernière révision: 2026-09-15. Par José Salloum, conseiller en sécurité financière.

Divulgations importantes

Avec qui vous faites affaire. Financière CBI est la plateforme éducative et le nom commercial de Canadian Wealth Creation Centre Inc. (cwcc.ca), le cabinet inscrit auprès de l'Autorité des marchés financiers. Le nom commercial lui-même ne détient aucun permis, ne distribue aucun produit ni service, ne donne aucun conseil individualisé et ne conclut aucune transaction. Toute relation-client, tout conseil et tout produit d'assurance passent uniquement par Canadian Wealth Creation Centre Inc. et ses représentants dûment certifiés.

Permis et titres. José Salloum est conseiller en sécurité financière certifié par l'Autorité des marchés financiers au Québec, Life and Accident & Sickness Insurance Agent autorisé par la Financial Services Regulatory Authority of Ontario, et Life Insurance Agent autorisé par l'Insurance Council of British Columbia. Titulaire d'un permis depuis 2001. Son permis personnel couvre le Québec, l'Ontario et la Colombie-Britannique uniquement. Il détient la certification Infinite Banking Concepts® Authorized Practitioner du Nelson Nash Institute ainsi que la désignation Certified Cash Flow Specialist. Il s'agit de certifications privées et non de permis réglementaires, et elles ne confèrent aucune autorité gouvernementale. Tous ces titres peuvent être vérifiés dans les registres publics des organismes de réglementation.

Titres protégés. Le Québec et l'Ontario réservent chacun par la loi certains titres de planification et de conseil, et seule une personne détenant la désignation correspondante peut les employer. José Salloum n'en détient aucun et n'en emploie aucun. Le titre qu'il détient est celui de conseiller en sécurité financière, certifié par l'Autorité des marchés financiers, et c'est le seul titre employé sur ce site web.

Rémunération. À titre de professionnel de l'assurance dûment autorisé, José Salloum reçoit des commissions des assureurs lorsqu'un client souscrit une police. Le cabinet a donc un intérêt commercial dans le résultat, et il le déclare ici afin que vous puissiez soupeser ce que vous lisez. Ce site web constitue le volet éducatif et promotionnel du Centre canadien de création de patrimoine inc.

Nature de ce site web. Ce site web est destiné à des fins d'information et d'éducation générales uniquement. Rien de ce qui s'y trouve ne constitue un conseil financier, d'assurance, fiscal ou juridique personnalisé, et sa lecture ne crée aucune relation professionnelle. José Salloum est un professionnel de l'assurance titulaire d'un permis. Il n'est pas comptable professionnel agréé, il n'est pas avocat et il n'est pas inscrit auprès de l'Organisme canadien de réglementation des investissements. Il ne fournit ni conseils en valeurs mobilières, ni conseils fiscaux, ni conseils juridiques. Consultez votre propre comptable et votre conseiller juridique avant d'agir sur la foi de quoi que ce soit décrit ici.

Au sujet des produits abordés. L'assurance vie entière avec participation est un produit d'assurance et non un placement. Sa fonction première est le capital-décès. Les participations ne sont pas garanties. Elles sont déclarées annuellement à la discrétion du conseil d'administration de l'assureur en fonction du rendement du compte de participation, et le rendement passé des participations n'indique pas les résultats futurs. Les garanties contractuelles dépendent de la solvabilité continue de l'assureur émetteur et ne sont garanties par aucun gouvernement. La protection des titulaires de police au Canada est assurée par Assuris, à l'intérieur de ses limites publiées. La Société d'assurance-dépôts du Canada couvre les dépôts bancaires et ne s'applique pas aux produits d'assurance. Ces stratégies ne conviennent pas à tout le monde et dépendent de la situation individuelle, des liquidités, de l'horizon temporel et des objectifs.

Ce n'est pas une banque. Le Centre canadien de création de patrimoine inc. et Financière CBI ne sont pas des banques, ne sont pas des institutions de dépôt, et n'exercent aucune activité bancaire. Les primes versées dans une police ne sont pas des dépôts. Les valeurs d'une police ne sont pas des dépôts, ne sont pas détenues en dépôt, et ne sont pas assurées par la Société d'assurance-dépôts du Canada.

Note fiscale. Le traitement fiscal dépend du maintien du caractère exonéré de la police en vertu de l'article 306 du Règlement de l'impôt sur le revenu et de votre situation personnelle. Une avance sur contrat constitue une disposition au sens du paragraphe 148(9) de la Loi de l'impôt sur le revenu. Les montants dépassant le coût de base rajusté peuvent être imposables, et si la police tombe en déchéance ou fait l'objet d'un rachat alors qu'une avance est en cours, le gain devient imposable dans cette année-là. Consultez un fiscaliste qualifié avant d'agir.

Marques de commerce et absence d'affiliation. « The Infinite Banking Concept® » et « Becoming Your Own Banker® » sont des marques d'Infinite Banking Concepts, LLC. Ni le Centre canadien de création de patrimoine inc. ni José Salloum n'est affilié à Infinite Banking Concepts, LLC ou au Nelson Nash Institute, ni commandité ou approuvé par ceux-ci. « Infinite Financial Sovereignty® » est une marque déposée de José Salloum, enregistrement TMA1420283 de l'Office de la propriété intellectuelle du Canada, enregistrée le 12 juin 2026. « La Souveraineté Financière Infinie™ » et « SFI™ » en sont les formes françaises, employées à titre de marques non enregistrées.

Variation provinciale. Les titres et les exigences en matière de permis d'assurance varient selon la province et le territoire. Vérifiez le permis de votre propre conseiller auprès de l'organisme de réglementation de votre province.

Politique de confidentialité. Personne responsable de la protection des renseignements personnels: Mona Haddad, compliance@cwcc.ca, Canadian Wealth Creation Centre Inc., 203-3899 Autoroute des Laurentides, Laval, QC H7L 3H7, 514-875-9444.