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Arrangement de financement immédiat

Pourquoi la prime se paie avant le prêt

Pourquoi la prime se paie avant le prêt

La prime se paie avant le prêt parce que l'alinéa 20(1)c) de la Loi de l'impôt sur le revenu écarte les intérêts sur l'argent emprunté pour contracter une police d'assurance vie. Dans un arrangement de financement immédiat, le titulaire paie la prime à même son propre capital et le prêteur avance les fonds ensuite, adossés au contrat cédé, pour un usage qui produit du revenu. Inversez cet ordre et la déduction de la prime prévue à l'alinéa 20(1)e.2) tombe avec elle. Le fardeau du suivi de l'argent repose sur le contribuable, et un CPA le règle.

L'ordre des étapes est justement la partie que l'on survole. Un contrat est établi, une prime est payée, un intérêt dans ce contrat est cédé en garantie à un prêteur, et de l'argent revient ensuite dans l'autre sens. Lu rapidement, l'ensemble ressemble à une seule opération assortie d'une séquence administrative, et cette séquence a l'air d'avoir été fixée par commodité. La commodité n'y est pour rien. Une seule disposition de la Loi de l'impôt sur le revenu commande cet ordre, et l'inverser fait disparaître les deux résultats fiscaux pour lesquels les gens sont venus. Et l'ordre, une fois inversé, ne se répare pas après coup.

Cette page explique l'ordre et la raison qui le commande, et elle ne tire aucune conclusion sur votre propre dossier. Le fonctionnement d'ensemble de l'arrangement de financement immédiat se trouve un cran au-dessus de cette page. Ce qui suit est plus étroit: la séquence elle-même, la disposition qui la produit, et ce qu'un dossier doit contenir pour que la séquence demeure démontrable des années plus tard. Chaque énoncé fiscal présenté ici appartient à un CPA qui détient vos chiffres, et rien de tout cela ne constitue un conseil pour votre situation. Cette étroitesse est voulue, parce que la question de l'ordre est précisément celle qui fait gagner ou perdre un dossier.

Quelle est la séquence, et dans quel ordre se déroule-t-elle?

Le titulaire paie d'abord la prime, à même son propre argent. Un intérêt dans le contrat établi est ensuite cédé en garantie à un prêteur. Le prêteur consent après coup une avance de fonds, adossée au contrat ainsi cédé. L'emprunteur affecte ensuite ces sommes à une utilisation qui produit un revenu. L'ordre de ces étapes est fixe. Aucune de ces étapes ne peut être déplacée sans conséquence.

Chaque étape porte une date, et ce sont les dates qui font la preuve. La prime quitte le compte du titulaire un jour donné, prélevée sur un capital qui lui appartenait déjà. L'assureur établit le contrat et la cession en garantie est mise en place. Le prêteur examine le dossier, inscrit son intérêt dans le contrat et verse les fonds à une date postérieure. L'argent se déplace ensuite de nouveau, du compte de l'emprunteur vers l'entreprise ou le bien pour lequel il a été emprunté. Un dossier incapable de produire ces dates dans cet ordre a un problème qu'il ignore encore. Chacun de ces documents s'obtient facilement le jour même et difficilement des années plus tard.

Vu à l'échelle d'une fin d'exercice, les étapes se replient en une seule. De l'argent est sorti pour une prime et de l'argent est rentré d'un prêteur, la position nette semble presque inchangée, et l'ordre a l'air d'une affaire de tenue de livres. La Loi ne lit pas une fin d'exercice. Elle lit des opérations, et elle demande à quoi chaque dollar emprunté a servi. Le déboursement dont il est question ici provient d'un tiers et s'appuie sur un contrat cédé en garantie, ce qui diffère d'une avance consentie par l'assureur en vertu du contrat lui-même, et les deux sont comparés dans une avance sur contrat ou un prêt avec cession en garantie. Le vocabulaire se ressemble, et les traitements fiscaux ne se ressemblent pas du tout.

Pourquoi l'alinéa 20(1)c) commande-t-il l'ordre?

là où la structure déraille habituellement

L'assurance vie détenue par une société

  1. La société détient le contrat et paie la prime
  2. Les primes ne sont généralement pas déductibles
  3. L'avantage tient au taux d'imposition des dollars de prime
  4. La prestation reçue crédite le compte de dividendes en capital
  5. La structure de propriété est là où cela échoue
L'avantage fiscal est réel et il est structurel. Une structure établie sans soin le fait disparaître.

L'alinéa 20(1)c) de la Loi de l'impôt sur le revenu permet la déduction des intérêts sur de l'argent emprunté et utilisé en vue de tirer un revenu d'une entreprise ou d'un bien. Le même sous-alinéa écarte l'argent emprunté et utilisé, selon les termes de la Loi, pour contracter une police d'assurance vie. L'argent affecté à une prime ne porte donc jamais d'intérêts déductibles. Le texte est bref, et sa conséquence sur la séquence est entière.

L'exclusion loge à l'intérieur même de la permission, dans le même sous-alinéa, ce qui explique la portée qu'elle possède. Elle fait partie de la description de ce qui est admissible au départ, et elle n'est pas arrivée plus tard sous la forme d'une règle distincte. Un dollar qui a été emprunté puis utilisé pour contracter un contrat d'assurance vie a servi à une fin que la disposition nomme et écarte, et aucun événement ultérieur ne répare cela. Rien dans le texte ne dépend de l'intention, de l'étiquette apposée aux documents, ou du fait que la même somme aurait pu être organisée d'une autre manière. La disposition ne prévoit aucune exception pour un dossier bien intentionné. Le libellé vise l'utilisation de l'argent emprunté, et rien d'autre dans le dossier ne vient l'assouplir.

C'est pour cette raison que la prime est financée à même un capital que le titulaire détenait déjà. L'argent du titulaire achète le contrat. L'argent emprunté ne touche jamais la prime, et il est dirigé vers quelque chose qui produit un revenu. Lorsque ces deux flux demeurent séparés, les intérêts de l'emprunt reposent sur leur propre utilisation et sont examinés sur leurs propres faits. Lorsqu'on les laisse se mêler, l'exclusion trouve prise, et le contribuable en débat depuis la position la plus faible. Garder les deux flux séparés est une décision de comptes, prise avant le premier paiement.

Qu'arrive-t-il à la déduction de la prime si celle des intérêts tombe?

Elle tombe avec elle. L'alinéa 20(1)e.2) permet la déduction d'une partie d'une prime lorsqu'un intérêt dans le contrat est cédé à une institution financière véritable à titre de garantie d'un emprunt, et l'une de ses conditions veut que les intérêts payables sur cet emprunt soient déductibles. Les deux dispositions sont enchaînées l'une à l'autre. La seconde déduction dépend donc de la première, et jamais l'inverse.

Lues ensemble, les conditions rendent la dépendance évidente. Un intérêt dans la police doit être cédé à une institution financière véritable dans le cadre d'un emprunt contracté auprès d'elle. La cession doit être exigée par l'institution à titre de garantie de l'emprunt. Et les intérêts payables sur l'emprunt doivent être déductibles dans le calcul du revenu pour l'année. Un échec à l'alinéa 20(1)c) vide cette troisième condition de sa substance, et la déduction de la prime s'en va avec elle. Une seule erreur au début du dossier fait disparaître les deux résultats. Un dossier qui échoue à la première condition n'a plus rien à plaider sur la seconde.

Deux mises en garde s'imposent ici, et les deux sont courantes dans un dossier tenu par un cabinet titulaire d'un permis. La première est qu'aucune prime n'est déductible comme telle. Ce que l'alinéa 20(1)e.2) permet, c'est le moins élevé de trois montants, dont le coût net de l'assurance pure et la portion qui se rapporte au solde dû au titre de l'emprunt, de sorte que le chiffre est un calcul et jamais une prime. La seconde est que ce calcul appartient à un CPA qui travaille à partir des chiffres fournis par l'assureur lui-même. Rien sur cette page ne produit ce chiffre, et rien sur cette page ne devrait le produire.

Qu'exige réellement le critère de l'utilisation directe?

Il exige un lien entre une somme précise d'argent emprunté et une utilisation précise qui produit un revenu d'une entreprise ou d'un bien. Le critère regarde ce que l'argent a réellement fait, une somme à la fois. Une explication générale des motifs pour lesquels l'emprunt a été organisé au départ ne suffit pas. Le critère porte sur des sommes, sur des dates et sur des comptes.

L'utilisation qui compte est l'utilisation actuelle. Lorsque de l'argent emprunté a servi à acquérir un bien productif de revenu et que ce bien est vendu par la suite, le suivi accompagne le produit de la vente jusqu'à ce qui le remplace, et les intérêts continuent d'être examinés au regard du bien de remplacement. Cela joue dans les deux sens sur un dossier de longue durée. Un arrangement admissible au départ peut cesser de l'être lorsque le produit est redéployé vers quelque chose qui ne produit aucun revenu, et un arrangement peut aussi être redressé pour l'avenir lorsque l'argent est réaffecté à une utilisation admissible. Le suivi se poursuit donc aussi longtemps que l'emprunt demeure impayé. Le dossier se relit donc chaque année, et non uniquement l'année de la mise en place.

Rien de tout cela ne se tranche par l'argumentation. Cela se tranche par les documents, parce que la question porte sur ce que des sommes précises sont devenues à des dates précises. Lorsque les documents existent, le critère est habituellement simple et vite réglé. Lorsqu'ils manquent, le contribuable reconstitue l'histoire à partir de relevés de compte et de souvenirs, plusieurs années après le départ des personnes qui auraient pu expliquer les écritures. C'est une mauvaise position pour entamer une conversation avec un examinateur.

À qui revient le fardeau de prouver le suivi?

une critique du coût doit préciser la période

Quand le coût pèse, et quand il s'allège

  1. 01L'acquisition est concentrée au débutPremières années. Le barème garanti est bas durant les mêmes années.
  2. 02Les frais baissent en proportionAnnées médianes. Les années intermédiaires du contrat.
  3. 03Le contrat coûte peu à porterAnnées tardives.
Coûteux est exact pour la première décennie et de moins en moins exact ensuite.

Au contribuable. Le fardeau de rattacher l'argent emprunté à une utilisation admissible précise repose sur la personne qui demande la déduction, et il ne se déplace pas vers le prêteur, vers l'assureur ou vers le comptable qui prépare la déclaration. Celui qui signe la déclaration est celui qui doit démontrer le lien. Le fardeau ne se partage pas, même lorsque plusieurs professionnels touchent au dossier.

Chacune des autres parties a une tâche plus étroite. Le prêteur garantit une facilité de crédit et s'intéresse à la valeur de sa sûreté et à la qualité de crédit de son emprunteur. L'assureur administre le contrat et déclare ce que le contrat a fait. Le comptable prépare une déclaration à partir de ce que le client lui remet et peut présumer que le client est en mesure de l'appuyer. Aucun d'eux ne constitue pour vous un dossier de suivi, et on ne demandera à aucun d'eux d'en produire un. Leurs documents répondent à leurs propres questions, et les vôtres doivent répondre aux vôtres.

Cette répartition des responsabilités est ordinaire, et elle mérite d'être dite clairement. La personne qui reçoit la déduction est la personne qui la prouve. Dans un dossier qui court sur des décennies, à travers des changements de comptes, des réorganisations de sociétés et au moins un changement de comptable, le seul document durable est celui que l'emprunteur a constitué pendant que les opérations se déroulaient. Un dossier tenu au fil des ans se défend seul devant un examinateur.

Que se passe-t-il lorsque les sommes sont mélangées?

Le lien se rompt. Dès que l'avance de fonds arrive dans un compte qui contient déjà d'autres sommes et qui acquitte des dépenses de toutes sortes, aucun dollar donné ne peut être suivi jusqu'à une utilisation donnée, et le lien direct qu'exige le critère doit se plaider par une répartition. C'est la façon la plus courante de perdre un dossier. Une fois le mélange fait, il ne se défait plus.

Imaginez la version ordinaire de la chose. L'avance de fonds est déposée dans le compte d'exploitation, parce que c'est là que l'argent aboutit. La paie sort, les fournisseurs sont payés, un acompte d'impôt est encaissé, le propriétaire prélève un montant, et un dépôt arrive d'un client. Quelques semaines plus tard, un virement part vers le compte de placement pour lequel l'emprunt avait été organisé. Personne n'a mal agi, et le compte contient désormais de l'argent de plusieurs provenances sans marqueur sur aucune d'elles. Le lien doit être reconstitué, et une reconstitution est une plaidoirie. Personne dans cette séquence n'a pensé une seule seconde à la déductibilité des intérêts. L'erreur ne se voit nulle part dans les livres, et c'est précisément ce qui la rend coûteuse.

Le correctif est sans éclat et il fonctionne. L'avance de fonds entre dans un compte qui lui est propre, ce compte ne reçoit rien d'autre, et chaque paiement qui en sort va vers une utilisation qui produit un revenu. Lorsque des sommes doivent être mêlées, le mélange est documenté au moment où il se produit et la répartition est consignée sur-le-champ. Demandez au CPA de concevoir la structure de comptes avant le premier déboursement, parce que cette structure s'impose très mal à un historique qui existe déjà. Cela coûte peu au départ et cela coûte cher à installer après coup.

À quoi l'argent emprunté doit-il servir?

l'option change le comportement du contrat

Où peut aller une participation déclarée

  1. 01Acheter de l'assurance supplémentaire libérée
  2. 02Réduire la prime à payer cette année-là
  3. 03S'accumuler en dépôt chez l'assureur
  4. 04Être versée comptant au titulaire du contrat
  5. 05L'option par défaut est rarement la bonne
L'option retenue à l'émission détermine le comportement du contrat pour les quarante années suivantes.

À tirer un revenu d'une entreprise ou d'un bien. Voilà l'exigence, et elle est plus étroite qu'une utilisation quelconque. L'argent qui finance une consommation personnelle, une résidence principale ou un bien détenu uniquement pour un gain en capital espéré n'appuie pas la déduction, quelle que soit la solidité du motif de la dépense. Le motif de la dépense ne change rien à l'analyse.

La distinction qui surprend est celle du revenu et du gain. Un bien dont on attend qu'il prenne de la valeur sans rien produire en cours de route ne tire pas un revenu de bien, et l'espoir d'un gain en capital ne remplace pas ce revenu. Lorsqu'un bien produit un certain revenu tout en étant appelé à prendre de la valeur, la position est plus confortable, et elle demeure une question de fait visant ce bien et cette année-là. C'est le point où le dossier cesse de porter sur la conception d'un contrat et commence à porter sur ce que l'emprunteur fait réellement de l'argent. La question se pose à l'égard du bien acquis, et jamais à l'égard du contrat.

Deux conséquences concrètes en découlent. La première est que l'utilisation doit être décidée avant que l'avance de fonds soit tirée, parce qu'une avance qui dort dans un compte pendant qu'une décision se prend est une avance sans utilisation. La seconde est que l'utilisation doit survivre. Une entreprise qui ferme, un bien qui est vendu ou un plan qui change remettent tous en cause l'utilisation actuelle, ce qui justifie de revoir l'arrangement avec le CPA chaque année. Ces deux points appartiennent à l'ordre du jour de la revue annuelle avec le comptable.

Quelle documentation rend le suivi démontrable?

Un dossier daté de chaque étape, tenu ensemble au même endroit. La prime payée à même le compte du titulaire, l'acte de cession en garantie, la convention de prêt qui montre que l'institution a exigé la cession à titre de garantie, l'avance de fonds portée à un compte dédié, et une instruction datée pour chaque paiement qui sort de ce compte vers une utilisation productive de revenu. Un dossier qui contient ces pièces se lit en quelques minutes.

La convention de prêt pèse plus lourd qu'on ne le croit. L'alinéa 20(1)e.2) exige que la cession soit exigée par l'institution à titre de garantie de l'emprunt, de sorte que cette exigence doit figurer dans les conditions de crédit elles-mêmes et jamais seulement dans le résumé versé au dossier. Une cession offerte spontanément par un emprunteur ne satisfait pas à la condition. Lisez la clause avant de la signer, et demandez au prêteur de la corriger lorsque le libellé ne dit pas ce que la disposition exige de lui. Le libellé se négocie avant la signature et ne se négocie plus après. Un prêteur corrige volontiers une clause avant la signature et beaucoup moins volontiers après.

Le reste relève de la discipline ordinaire. Conservez les relevés qui montrent la prime sortant des fonds propres du titulaire. Conservez la confirmation de l'avance de fonds et la date à laquelle elle a été portée au compte. Conservez l'instruction, le virement et la facture ou le relevé pour chaque utilisation de l'argent. Conservez les états d'intérêts annuels. Rien de tout cela n'est difficile pendant que cela se produit, et tout cela devient difficile après coup. Rangez-les là où le prochain comptable les trouvera sans avoir à les demander.

À quel moment cette documentation doit-elle être créée?

Au moment même, et jamais lors d'une vérification. Chaque document nommé plus haut existe naturellement à l'instant où l'étape se produit, et chacun devient progressivement plus difficile à obtenir avec les années. Un document créé pendant que l'opération est vivante est une preuve. Un document assemblé des années plus tard pour répondre à une question est une explication. L'écart entre les deux se mesure en années et il ne se comble pas.

C'est dans l'écart entre les deux que les dossiers se perdent. Une institution se réorganise et la personne qui a signé la lettre d'engagement est partie. Un compte est fermé et les relevés au-delà d'un certain âge ne sont plus récupérables. Un teneur de livres qui savait pourquoi un virement avait été fait en mars d'une année lointaine a pris sa retraite. Rien de malhonnête ne s'est produit dans cette séquence, et le suivi a tout de même disparu. Chacun de ces événements est ordinaire, et chacun d'eux est prévisible.

Inscrivez l'habitude au calendrier. La prime a un anniversaire, l'avance de fonds a une date, les intérêts se paient selon un échéancier et la déclaration se produit une fois l'an, de sorte qu'il existe des moments naturels pour vérifier que le dossier se lit toujours comme il le devrait. Une courte revue annuelle avec le CPA, tenue pendant que l'année est encore fraîche, coûte une fraction de ce que coûte une seule reconstitution. Une heure par année vaut mieux qu'une semaine de reconstitution.

Que regarde un examinateur?

révisé annuellement, jamais garanti

Le barème de participations, et ce qui en dépend

  1. 01Les hypothèses servant à établir ce qui est crédité
  2. 02Établi par le conseil d'administration de l'assureur
  3. 03Révisé annuellement et jamais garanti
  4. 04Tout chiffre non garanti d'une illustration en dépend
Modifiez le barème et tous les chiffres projetés bougent. C'est l'hypothèse sur laquelle repose la projection.

Les dates, les comptes et les conventions, dans cet ordre. Un examinateur demande quand la prime a été payée et à même quels fonds, quand la cession en garantie a été faite, quand l'avance de fonds a été portée au compte et à quel compte, et où est allé chaque paiement sorti de ce compte. Les réponses concordent ou elles ne concordent pas. L'examen commence par la chronologie, et il s'arrête souvent là.

Le dossier de crédit est lu de près lui aussi. La lettre d'engagement et les documents de sûreté montrent si l'institution a exigé la cession, ce qu'elle a pris en garantie et à quelles conditions, et si l'emprunteur et le titulaire du contrat sont la même personne ou la même entité. Ces documents ont été rédigés à des fins de crédit et ils sont lus ensuite à des fins fiscales, ce qui explique pourquoi un cabinet titulaire d'un permis demande à les voir pendant qu'ils peuvent encore être modifiés. Un cabinet qui voit ces documents après la signature ne peut plus que constater les faits. Les mêmes documents servent à deux lectures distinctes, et ils doivent résister aux deux.

La cohérence de l'ensemble du dossier compte autant que n'importe quelle pièce isolée. Une illustration qui décrit un arrangement, une convention de prêt qui en décrit un autre et une série d'écritures qui en décrivent un troisième ne seront réconciliées par la bonne foi de personne. Lorsque les documents concordent entre eux et avec les dates, l'examen est court. Lorsqu'ils ne concordent pas, l'examen devient un passage en revue de tout le reste du dossier. Demandez à quoi ressemblerait votre propre dossier, lu dans cet ordre, par quelqu'un qui ne vous a jamais rencontré.

Et si l'arrangement ne tient que lorsque la séquence est tordue?

Alors il ne tient pas, et c'est la réponse honnête. Un arrangement dont l'économie repose sur de l'argent emprunté qui atteint la prime est un arrangement bâti sur une déduction que l'alinéa 20(1)c) refuse. Tordre l'ordre ne crée pas la déduction. Cela crée une nouvelle cotisation assortie d'intérêts. La séquence ne se négocie pas, parce que ce sont les termes de la Loi qui la fixent.

La version plus tranchante du même test mérite d'être appliquée avant toute signature. Demandez de quoi l'arrangement a l'air sans aucune déduction. Si le contrat demeure celui dont la famille ou la société avait besoin, et si l'emprunt demeure celui que l'entreprise aurait organisé pour ses propres mérites, le dossier repose sur des fondations. Si tout le dossier repose sur les deux déductions, il repose sur la partie la plus exposée à un examen, et il y repose depuis le premier jour. C'est un test qui mérite d'être refait une seconde fois.

Une dernière chose appartient à cette section, parce qu'elle fonde tout ce qui précède. Un contrat d'assurance vie est de l'assurance et il ne s'agit pas d'un placement. La raison de détenir un contrat est un besoin de capital à un décès qui arriverait autrement au pire moment pour les personnes qui restent. Les arrangements de financement se greffent sur ce besoin. Ils ne le remplacent pas, et ils ne le créent pas. Le besoin d'assurance se démontre avant que le financement soit envisagé.

À qui cela convient, et à qui cela ne convient pas

Cela convient au propriétaire qui avait déjà besoin d'une assurance vie permanente, qui peut financer la prime à même son propre capital, qui a une véritable utilisation productive de revenu pour de l'argent emprunté, et qui tiendra des dossiers pendant des décennies. Chacun de ces éléments doit être présent. Un dossier qui en réunit la plupart est un autre dossier. Chacun de ces éléments se vérifie avant la signature, et jamais après.

Cela ne convient pas au propriétaire incapable de financer la prime sans l'avance de fonds, parce que c'est exactement la situation visée par l'exclusion de l'alinéa 20(1)c). Cela ne convient pas à l'emprunteur dont l'argent va à la consommation ou à un bien qui ne produit rien. Cela ne convient pas non plus à qui refuse de tenir un compte dédié et un dossier daté, et cela ne convient pas au ménage qui préférerait ne plus jamais y penser pour toute la durée de l'arrangement. Aucun de ces jugements n'appartient à une page web.

L'ordre des étapes constitue à lui seul l'argument fiscal, et il se décide avant toute signature. Portez la séquence, les documents de prêt et l'utilisation prévue de l'argent à un CPA et à un fiscaliste, et faites confronter le tout à vos propres chiffres et à votre propre fin d'exercice. Un conseiller en sécurité financière titulaire d'un permis peut lire le contrat et l'acte de cession en garantie aux côtés de ces professionnels. Cette page ne tranche rien à votre place, et elle ne constitue pas un conseil pour votre dossier. Faites-le pendant qu'il est encore possible de tout modifier. Une rencontre suffit souvent à trancher la question pour de bon.

Rencontre découverte de trente minutes

Une première conversation sert à établir si cela vous convient. Aucune illustration n'est préparée et rien n'est arrangé.

Il arrive souvent que la réponse soit non, et vous l'entendrez pendant l'appel plutôt que dans une proposition ensuite.

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Questions fréquentes

Le prêteur peut-il verser les fonds en premier et la prime être payée à même ceux-ci?

C'est précisément la situation que l'alinéa 20(1)c) de la Loi de l'impôt sur le revenu écarte, de sorte que les intérêts de cet emprunt ne seraient pas déductibles, et comme l'alinéa 20(1)e.2) exige la déductibilité des intérêts parmi ses conditions, la déduction de la prime tomberait avec eux. L'ordre n'est pas une formalité et il ne se corrige pas après coup en changeant l'étiquette des documents, parce que la disposition regarde ce à quoi l'argent emprunté a réellement servi. Lorsqu'un propriétaire ne peut pas financer la prime à même son propre capital, ce fait renseigne sur la convenance même de l'arrangement, et il mérite une réponse honnête dès le départ. Posez la question à un CPA qui a vos propres chiffres devant lui avant la signature d'une proposition, parce que cette page ne voit pas votre dossier et n'y tranche rien.

Une partie de la prime devient-elle un jour déductible?

L'alinéa 20(1)e.2) permet la déduction d'une partie d'une prime lorsqu'un intérêt dans le contrat est cédé à une institution financière véritable dans le cadre d'un emprunt, lorsque l'institution a exigé cette cession à titre de garantie, et lorsque les intérêts payables sur l'emprunt sont déductibles. Le montant permis est le moins élevé de trois chiffres, dont le coût net de l'assurance pure pour l'année et la portion qu'il est raisonnable de considérer comme se rapportant au solde dû au titre de l'emprunt, de sorte qu'aucune prime n'est déductible comme telle et qu'il reste un calcul. L'assureur fournit certaines des données et votre comptable effectue le calcul dans votre déclaration. Rien ici ne constitue un énoncé sur votre contrat, sur votre prêteur ou sur votre année.

Que se passe-t-il si l'avance de fonds a été déposée dans mon compte d'exploitation?

Le suivi devient plus difficile, et il demeure parfois récupérable. Lorsque de l'argent emprunté se mêle à d'autres sommes dans un compte qui acquitte des dépenses de toutes sortes, le lien direct entre une somme donnée et une utilisation admissible donnée doit s'établir par une répartition, et le fardeau de l'établir repose sur le contribuable. Plus tôt la position est examinée, mieux cela vaut, parce que des documents peuvent parfois être réunis pendant que l'année est encore ouverte et presque jamais une fois que plusieurs années ont passé. Portez les relevés de compte, les documents de prêt et l'historique des paiements à un CPA, demandez ce qui peut être appuyé sur les faits, et modifiez la structure de comptes pour tout ce qui suivra.

L'Agence du revenu du Canada a-t-elle approuvé ces arrangements?

Aucune approbation de ce genre n'existe, et une page qui laisse entendre le contraire décrit quelque chose qui ne s'est pas produit. Ce qui existe, c'est un texte de loi, des positions administratives publiées sur la déductibilité des intérêts, et des cotisations établies dossier par dossier selon les faits de chacun. Un arrangement tient ou tombe selon ses propres documents, sa propre séquence et sa propre utilisation de l'argent emprunté, ce qui explique pourquoi la documentation compte beaucoup plus que n'importe quelle assurance générale. Tenir le dossier au complet est la seule protection disponible, et elle se construit pendant que les opérations se déroulent. La solidité de votre propre dossier est une question destinée à votre CPA et à un fiscaliste, et la réponse est propre à vos chiffres et à l'année où le dossier est examiné.

Sources

  • Loi de l'impôt sur le revenu, alinéa 20(1)c), déductibilité des intérêts et exclusion visant une police d'assurance vie, Lois du Canada, vérifié le 2026-09-15
  • Loi de l'impôt sur le revenu, alinéa 20(1)e.2), prime d'une police d'assurance vie utilisée à titre de garantie, Lois du Canada, vérifié le 2026-09-15
  • Agence du revenu du Canada, Bulletin d'interprétation IT-309R2, primes d'une police d'assurance vie utilisée comme garantie, archivé, vérifié le 2026-09-15

Au sujet de l'auteur

José Salloum, conseiller en sécurité financière

José Salloum est conseiller en sécurité financière certifié par l'Autorité des marchés financiers au Québec, Life and Accident & Sickness Insurance Agent auprès de la Financial Services Regulatory Authority of Ontario, et Life Insurance Agent auprès de l'Insurance Council of British Columbia. Titulaire d'un permis depuis 2001.

Il pratique l'Infinite Banking depuis 2015 et a fondé en 2016 le Centre canadien de création de patrimoine Inc., qui exerce sous le nom de Financière CBI. Il détient la certification Infinite Banking Concepts® Authorized Practitioner du Nelson Nash Institute. Il s'agit d'une certification privée et non d'un permis délivré par un organisme de réglementation.

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Dernière révision: 2026-09-15. Par José Salloum, conseiller en sécurité financière.

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Rémunération. À titre de professionnel de l'assurance dûment autorisé, José Salloum reçoit des commissions des assureurs lorsqu'un client souscrit une police. Le cabinet a donc un intérêt commercial dans le résultat, et il le déclare ici afin que vous puissiez soupeser ce que vous lisez. Ce site web constitue le volet éducatif et promotionnel du Centre canadien de création de patrimoine inc.

Nature de ce site web. Ce site web est destiné à des fins d'information et d'éducation générales uniquement. Rien de ce qui s'y trouve ne constitue un conseil financier, d'assurance, fiscal ou juridique personnalisé, et sa lecture ne crée aucune relation professionnelle. José Salloum est un professionnel de l'assurance titulaire d'un permis. Il n'est pas comptable professionnel agréé, il n'est pas avocat et il n'est pas inscrit auprès de l'Organisme canadien de réglementation des investissements. Il ne fournit ni conseils en valeurs mobilières, ni conseils fiscaux, ni conseils juridiques. Consultez votre propre comptable et votre conseiller juridique avant d'agir sur la foi de quoi que ce soit décrit ici.

Au sujet des produits abordés. L'assurance vie entière avec participation est un produit d'assurance et non un placement. Sa fonction première est le capital-décès. Les participations ne sont pas garanties. Elles sont déclarées annuellement à la discrétion du conseil d'administration de l'assureur en fonction du rendement du compte de participation, et le rendement passé des participations n'indique pas les résultats futurs. Les garanties contractuelles dépendent de la solvabilité continue de l'assureur émetteur et ne sont garanties par aucun gouvernement. La protection des titulaires de police au Canada est assurée par Assuris, à l'intérieur de ses limites publiées. La Société d'assurance-dépôts du Canada couvre les dépôts bancaires et ne s'applique pas aux produits d'assurance. Ces stratégies ne conviennent pas à tout le monde et dépendent de la situation individuelle, des liquidités, de l'horizon temporel et des objectifs.

Ce n'est pas une banque. Le Centre canadien de création de patrimoine inc. et Financière CBI ne sont pas des banques, ne sont pas des institutions de dépôt, et n'exercent aucune activité bancaire. Les primes versées dans une police ne sont pas des dépôts. Les valeurs d'une police ne sont pas des dépôts, ne sont pas détenues en dépôt, et ne sont pas assurées par la Société d'assurance-dépôts du Canada.

Note fiscale. Le traitement fiscal dépend du maintien du caractère exonéré de la police en vertu de l'article 306 du Règlement de l'impôt sur le revenu et de votre situation personnelle. Une avance sur contrat constitue une disposition au sens du paragraphe 148(9) de la Loi de l'impôt sur le revenu. Les montants dépassant le coût de base rajusté peuvent être imposables, et si la police tombe en déchéance ou fait l'objet d'un rachat alors qu'une avance est en cours, le gain devient imposable dans cette année-là. Consultez un fiscaliste qualifié avant d'agir.

Marques de commerce et absence d'affiliation. « The Infinite Banking Concept® » et « Becoming Your Own Banker® » sont des marques d'Infinite Banking Concepts, LLC. Ni le Centre canadien de création de patrimoine inc. ni José Salloum n'est affilié à Infinite Banking Concepts, LLC ou au Nelson Nash Institute, ni commandité ou approuvé par ceux-ci. « Infinite Financial Sovereignty® » est une marque déposée de José Salloum, enregistrement TMA1420283 de l'Office de la propriété intellectuelle du Canada, enregistrée le 12 juin 2026. « La Souveraineté Financière Infinie™ » et « SFI™ » en sont les formes françaises, employées à titre de marques non enregistrées.

Variation provinciale. Les titres et les exigences en matière de permis d'assurance varient selon la province et le territoire. Vérifiez le permis de votre propre conseiller auprès de l'organisme de réglementation de votre province.

Politique de confidentialité. Personne responsable de la protection des renseignements personnels: Mona Haddad, compliance@cwcc.ca, Canadian Wealth Creation Centre Inc., 203-3899 Autoroute des Laurentides, Laval, QC H7L 3H7, 514-875-9444.