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Que coûte en impôt le transfert d'un contrat de la société à l'actionnaire?

Que coûte en impôt le transfert d'un contrat de la société à l'actionnaire?

Une seule signature peut engendrer deux charges distinctes. La société est réputée avoir disposé du contrat, ce qui peut ajouter une somme à son revenu pour l'année, et l'actionnaire peut être cotisé sur la valeur reçue sans contrepartie. Les deux doivent être chiffrées avant que le changement de détention ne soit signé, jamais après.

Nature de cette réponse

  • Type de propos: Position fiscale ou réglementaire
  • Type de propos: Exige un autre professionnel
  • Portée: Partout au Canada

Les règles qui régissent un transfert entre parties ayant un lien de dépendance sont techniques et ont été modifiées. Seul un CPA ou un avocat fiscaliste travaillant à partir des chiffres actuels peut chiffrer un transfert donné.

Comment cela fonctionne

chacune est fausse, et corrigeable

Affirmations à ne jamais faire

  1. 01Que vous empruntez votre propre argent
  2. 02Que vous vous versez l'intérêt à vous-même
  3. 03Qu'une avance laisse le contrat intact
  4. 04Qu'elle remplace un régime enregistré
  5. 05Que les participations sont garanties
Chacune possède une version exacte, et cette version exacte demeure une raison suffisante d'examiner le contrat.

Un transfert entre parties ayant un lien de dépendance est régi par le paragraphe 148(7) de la Loi de l'impôt sur le revenu, qui fixe la somme que la société est réputée avoir reçue au lieu de laisser les parties la choisir, c'est-à-dire indépendamment du prix convenu entre elles. La seconde charge découle des règles sur les avantages et se mesure du côté de l'actionnaire.

Les étapes suivent un ordre fixe. Le conseil d'administration adopte d'abord une résolution autorisant le transfert et nommant l'actionnaire qui deviendra titulaire. Un évaluateur qualifié, une personne qui n'est pas d'un côté ou de l'autre du transfert et qui n'a aucun intérêt personnel dans le résultat, établit ensuite la juste valeur marchande du contrat à la date précise du transfert, en tenant compte de la valeur de rachat, de tout solde en cours et de l'état de santé de l'assuré à ce moment. Ce n'est qu'une fois ce chiffre en main que la société signe le formulaire de changement de titulaire de l'assureur, puisque l'assureur ne traitera aucun transfert sans ses propres documents dûment remplis, quelle que soit la teneur de la résolution du conseil.

L'assureur met ensuite son dossier à jour pour indiquer l'actionnaire comme titulaire, et à partir de cette date, c'est l'actionnaire, et non la société, qui reçoit les relevés, qui peut demander une avance sur le contrat, et qui décide comment la prime courante sera financée.

La déclaration des deux charges n'est pas non plus une seule étape. La société inclut la somme réputée reçue dans sa propre déclaration pour l'année du transfert, et l'actionnaire déclare la valeur reçue à titre de revenu dans une déclaration personnelle pour cette même année, non pas comme un gain en capital ni étalée sur des années futures. Deux déclarations distinctes, préparées par la personne responsable de chacune, doivent concorder avec le même chiffre d'évaluation, faute de quoi l'écart lui même soulève une question de la part de qui examine les deux dossiers.

Ce qui peut varier

trois omissions et un accent mal placé

Où une projection composée est exagérée

  1. 01On suppose un taux constant alors que les rendements varient
  2. 02L'impôt est absent du calcul
  3. 03Les frais sont absents du calcul
  4. 04Le temps compte plus que le taux pour la plupart des ménages
Le calcul est exact. Ce qu'on y fait entrer ne l'est habituellement pas.

Prenez le temps de bien lire ce point. Le formulaire exigé par l'assureur diffère d'une société à l'autre. Certains utilisent un seul formulaire de changement de titulaire; d'autres exigent en plus un document de cession formel, et un contrat portant déjà une avance en cours déclenche souvent des documents supplémentaires reconnaissant que le solde suit le contrat et non de rester à la charge de la société.

La province change l'étiquette juridique attachée à la même opération et non le résultat fiscal. Au Québec, le transfert s'analyse à travers les règles du Code civil sur la cession de droits, tandis que dans les provinces de common law, le même mouvement est décrit comme une cession en vertu de la loi provinciale sur les assurances applicable, et le vocabulaire employé dans les documents diffère même si la charge fiscale fédérale prévue au paragraphe 148(7) s'applique de la même façon partout au pays. La valeur elle même dépend aussi de l'année: la valeur de rachat d'un contrat et tout solde d'avance en cours sont tous deux des chiffres qui évoluent, de sorte qu'une évaluation faite cette année ne correspondra pas à celle faite dans deux ans sur le contrat identique.

Le libellé du contrat peut ajouter une étape qui n'a rien à voir avec la fiscalité. Lorsque le contrat nomme un bénéficiaire irrévocable, le consentement écrit de cette personne est requis avant que la cession puisse être menée, quelle que soit la province où le contrat a été émis, et un assureur qui découvre ce fait en cours de traitement suspendra simplement le dossier jusqu'à ce que le consentement écrit soit dûment versé au dossier complet.

Le coût ou le piège

L'opération se présente comme un simple ménage administratif, et c'est dans les cas réels une transaction imposable à deux endroits à la fois, soit chez la société et chez l'actionnaire. Une juste valeur marchande doit être établie par une personne qualifiée, et un chiffre choisi par les gens assis de part et d'autre du transfert est le premier chiffre qu'une vérification examinera. Une fois cette valeur établie et le contrat effectivement transféré, l'actionnaire doit encore décider comment la prime courante sera payée, une question distincte que s'il coûte moins cher de payer annuellement et non mensuellement règle de façon pratique.

L'évaluation elle même n'est pas gratuite, et l'omettre pour économiser ce coût est la façon la plus courante de voir cette opération mal tourner. Un chiffre convenu entre la société et l'actionnaire sans fondement indépendant derrière lui est exactement le type de chiffre que l'Agence du revenu du Canada peut rouvrir des années plus tard, et une nouvelle cotisation touchant les deux parties, avec intérêt couru depuis la date de la transaction d'origine, peut coûter, tout compris, bien davantage que l'évaluation elle même n'aurait jamais coûté au départ.

L'autre mauvaise nouvelle tient au délai et non à l'argent. Un bénéficiaire irrévocable qui refuse de consentir, ou qui demeure introuvable, peut retarder le transfert indéfiniment, et aucune quantité de documents du côté de la société ne fait avancer le dossier sans cette signature. Un ménage qui planifie un transfert autour d'une date précise, comme la clôture de la vente d'une société, devrait confirmer ce consentement tôt dans le processus et non de simplement présumer qu'il arrivera à temps pour la date visée.

À qui cela importe le plus

la désignation existe pour éviter la succession

Pourquoi un bénéficiaire subrogé compte

  1. Qu'advient-il de la prestation si le premier bénéficiaire ne peut pas la recevoir?
  2. Il reçoit la prestationUn subrogé est désigné. La désignation porte la prestation hors de la succession.
  3. La prestation tombe dans la successionAucun subrogé n'est désigné. La succession l'expose aux délais et aux frais, et les créanciers de la succession peuvent alors l'atteindre.
Une désignation est l'instruction successorale la moins coûteuse en assurance canadienne, et la plus souvent laissée incomplète.

Cela importe le plus à un actionnaire qui prévoit fermer ou vendre la société, ou qui souhaite que le contrat soit détenu personnellement pour des raisons successorales ou de protection contre les créanciers et non à l'intérieur de la structure de la société. Pour cette personne, le transfert s'inscrit souvent dans une étape délibérée d'un plan plus large, et l'évaluer correctement protège le reste de ce plan contre un problème fiscal sans lien direct qui pourrait autrement surgir des années plus tard.

Cela importe le moins à un actionnaire qui ne prévoit jamais sortir le contrat de la société, puisque les deux charges décrites ici ne s'appliquent qu'au moment où le titulaire change réellement, et non avant.

Ce qu'il faut demander, et à qui

cinq composantes au comportement distinct

Ce que coûte un contrat avec participation

  1. 01Les frais de mortalitéAchètent le capital-décès.
  2. 02La commissionConcentrée sur la première année.
  3. 03Les frais de police et d'administrationSouvent indiqués.
  4. 04La taxe provinciale sur les primesRarement mentionnée.
  5. 05L'intérêt d'une avanceSeulement si du capital est utilisé.
Ces coûts ne sont pas divulgués ligne par ligne comme l'est le ratio de frais de gestion d'un fonds, ce qui est une critique juste.

Demander au comptable de la société de modéliser les deux charges, celle qui touche la société et celle qui touche l'actionnaire, avant que la résolution du conseil ne soit signée et non après, puisqu'un chiffre calculé à l'avance peut encore être ajusté, alors qu'un chiffre découvert après coup ne peut pas défaire une transaction déjà conclue.

Demander à l'assureur, par écrit, lequel de ses formulaires le transfert exige et combien de temps le traitement prendra, puisqu'un ménage qui présume que le transfert est terminé dès le vote du conseil peut apprendre, des semaines plus tard, que l'assureur montre toujours la société comme titulaire. Demander à un avocat de préparer ou de réviser les documents de transfert eux mêmes, puisque leur libellé est ce qu'une nouvelle cotisation ou un litige futur mettrait à l'épreuve.

Demander directement à l'assureur si le contrat nomme un bénéficiaire irrévocable, puisque ce fait figure au dossier de l'assureur même lorsqu'il a échappé à la mémoire de l'actionnaire, et le confirmer avant même de planifier le transfert évite de découvrir cette exigence alors qu'une démarche est déjà bien engagée.

Ce que cette page ne fait pas

Cette page ne fixe la juste valeur marchande d'aucun contrat, parce que ce chiffre dépend de la valeur de rachat précise, du solde d'avance et de la cote de santé à la date du transfert, des données que seul un évaluateur qualifié travaillant à partir du contrat réel peut produire.

Elle ne dit pas non plus si sortir un contrat donné d'une société donnée constitue la bonne décision pour cet actionnaire, puisque ce jugement dépend des autres actifs de la société, de la situation fiscale propre de l'actionnaire et d'objectifs que cette page n'a aucun moyen de connaître. Un comptable qui prépare la déclaration de la société et un avocat qui révise les documents de transfert sont les deux professionnels à qui appartient cette décision, et non cette page, qui se limite à décrire le mécanisme sans se prononcer sur le cas particulier. C'est tout ce qu'il faut retenir.

Où cette réponse peut ne pas s'appliquer

  • Les règles ont changé pour les contrats transférés après une date située dans la dernière décennie, et un transfert plus ancien se mesurait autrement.
  • Lorsque l'actionnaire paie la pleine valeur du contrat, l'analyse n'est pas la même que lorsqu'il ne paie rien.
  • Un transfert à un conjoint, à un enfant ou à une fiducie soulève d'autres questions que cette réponse n'aborde pas.
  • Lorsque le contrat est donné en garantie à un prêteur, aucun transfert ne peut avoir lieu avant la quittance de cette garantie.

Ce qu'il faut vérifier dans votre propre contrat

  • Le coût fiscal du contrat, sa valeur de rachat et sa juste valeur marchande, énoncés séparément et par écrit.
  • Si une évaluation du contrat a été obtenue, et par qui.
  • Quelle contrepartie, s'il en est, l'actionnaire versera réellement.
  • La somme que le CPA prévoit voir ajoutée au revenu de la société pour l'année.
  • La somme que le CPA prévoit voir cotisée à l'actionnaire personnellement.

Poursuivre avec l'explication complète

Préparez les questions destinées à un CPA, à un avocat et à un professionnel en assurance.

Sources

  • Loi de l'impôt sur le revenu, paragraphe 148(7), Lois du Canada (Justice), vérifié le 2026-08-30
  • Agence du revenu du Canada, publications sur les avantages aux actionnaires, vérifié le 2026-08-30

Au sujet de l'auteur

José Salloum, conseiller en sécurité financière

José Salloum est conseiller en sécurité financière certifié par l'Autorité des marchés financiers au Québec, Life and Accident & Sickness Insurance Agent auprès de la Financial Services Regulatory Authority of Ontario, et Life Insurance Agent auprès de l'Insurance Council of British Columbia. Titulaire d'un permis depuis 2001.

Il pratique l'Infinite Banking depuis 2015 et a fondé en 2016 le Centre canadien de création de patrimoine Inc., qui exerce sous le nom de Financière CBI. Il détient la certification Infinite Banking Concepts® Authorized Practitioner du Nelson Nash Institute. Il s'agit d'une certification privée et non d'un permis délivré par un organisme de réglementation.

Financière CBI est la plateforme éducative du Centre canadien de création de patrimoine Inc. Cette page est de l'information générale et non un conseil portant sur un dossier particulier.

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Responsabilité éditoriale et divulgation

Rédigé par
José Salloum
Capacité professionnelle
Conseiller en sécurité financière. Le Canadian Wealth Creation Centre Inc., qui exerce sous le nom de Financière CBI, place des affaires dans six provinces: le Québec, l'Ontario, l'Alberta, la Colombie-Britannique, le Manitoba et le Nouveau-Brunswick
Révisé par
Palier fiscalité et société, révisé par un professionnel de la fiscalité canadienne qualifié avant publication
Portée
Partout au Canada
Dernière révision
2026-08-30
Version
2.1
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Canadian Wealth Creation Centre Inc., qui exerce sous le nom de Financière CBI, peut toucher une rémunération versée par l'assureur si un contrat est souscrit. Elle prend la forme d'une rémunération de première année puis d'une rémunération de renouvellement, et son montant varie selon l'assureur, le produit, l'âge, la prime, la conception du contrat, les avenants et l'entente avec l'agent général. Aucun chiffre unique ne décrirait fidèlement tous les contrats, et aucun n'est publié ici.
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Dernière révision: 2026-08-30. Par José Salloum, conseiller en sécurité financière.

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Permis et titres. José Salloum est conseiller en sécurité financière certifié par l'Autorité des marchés financiers au Québec, Life and Accident & Sickness Insurance Agent autorisé par la Financial Services Regulatory Authority of Ontario, et Life Insurance Agent autorisé par l'Insurance Council of British Columbia. Titulaire d'un permis depuis 2001. Son permis personnel couvre le Québec, l'Ontario et la Colombie-Britannique uniquement. Il détient la certification Infinite Banking Concepts® Authorized Practitioner du Nelson Nash Institute ainsi que la désignation Certified Cash Flow Specialist. Il s'agit de certifications privées et non de permis réglementaires, et elles ne confèrent aucune autorité gouvernementale. Tous ces titres peuvent être vérifiés dans les registres publics des organismes de réglementation.

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