La retenue, l'arpenteur et la réserve d'intérêts
Un prêt à la construction avance par tirages contre des travaux déjà exécutés, de sorte que l'argent exigé du propriétaire n'égale jamais le montant du prêt. Chaque tirage attend un pourcentage d'avancement certifié par un métreur ou un surveillant de chantier payé par l'emprunteur, une retenue légale conserve une part de chaque paiement pour ceux qui ont fourni la main-d'œuvre et les matériaux, et l'intérêt se capitalise à même une réserve d'intérêts qu'un projet qui s'allonge épuise. Les frais d'engagement et de prêteur se paient comptant le jour de la clôture.
Une hypothèque remet l'argent le jour du déboursement. Un prêt à la construction ne fonctionne pas ainsi. Il paie par versements contre des travaux déjà exécutés, il conserve une tranche de chaque versement jusqu'à l'expiration d'un délai légal, et il facture de l'intérêt sur tout ce qui a été déboursé jusque-là. Trois mécaniques distinctes agissent donc en même temps sur la même somme.
Le montant du prêt et l'argent que le propriétaire doit fournir sont donc deux chiffres différents, et l'écart entre les deux est l'endroit où les projets s'enlisent. Cette page expose de quoi cet écart est fait: le calendrier de tirages, la retenue, le professionnel qui certifie, la réserve d'intérêts, les frais du début, et l'argent dépensé avant que tout cela commence. Chacune de ces pièces se chiffre, et chacune se chiffre à une date précise.
Comment un prêt à la construction avance-t-il l'argent?
Par versements appelés tirages, libérés une fois que les travaux qu'ils paient ont été exécutés et inspectés. Le prêteur engage un montant total, puis en avance des portions contre l'avancement du chantier. Rien n'est libéré avant les travaux, de sorte que le propriétaire ou l'entrepreneur finance chaque étape d'abord et se fait rembourser ensuite. Le décalage est structurel et aucune négociation ne le supprime.
Le calendrier de tirages est inscrit dans l'engagement avant la clôture, et il nomme les étapes: excavation et fondation, charpente et toiture, mécanique et électricité, gypse et finition, occupation. Chaque étape porte un montant en dollars. Le déclencheur est l'achèvement de cette étape, démontré et certifié, et jamais le calendrier à lui seul.
Une demande de tirage arrive sous la forme d'un dossier complet. Elle contient le rapport du certificateur sur le pourcentage d'avancement, la déclaration statutaire de l'entrepreneur attestant que les sous-traitants et les fournisseurs ont été payés à ce jour, une recherche de titre à jour, les factures qui soutiennent la demande, et la preuve que les sommes non encore tirées suffisent à terminer les travaux. Un dossier incomplet n'est pas refusé, il est simplement reporté au tirage suivant.
Chacune de ces étapes prend des jours, et ces jours appartiennent au propriétaire. Une visite de chantier se planifie, un rapport se rédige, une recherche se commande et un dossier se révise, de sorte que deux à quatre semaines entre une demande et un dépôt sont la norme. Les corps de métier attendent d'être payés selon leurs propres conditions pendant tout ce temps.
Qui certifie un tirage, et combien coûte cette certification?
un revenu qui ne se convertit pas en argent
Trois questions de l'investisseur immobilier
- 01Des liquidités pour les années de décaissement
- 02Un plan pour la disposition réputée au décès
- 03Moins de dépendance envers une seule catégorie d'actifs
- 04Un patrimoine qui rapporte mais se convertit lentement
Un professionnel indépendant retenu par le prêteur, le plus souvent un métreur ou un surveillant de chantier, et parfois l'architecte du projet lui-même sur un dossier plus modeste. Cette personne visite le chantier, mesure ce qui a réellement été construit, et rapporte un pourcentage d'avancement contre lequel le prêteur consentira à avancer. Le propriétaire paie ce travail. Ce coût est imputé au projet, jamais au prêteur qui commande le rapport.
Le rapport couvre bien plus que l'avancement. Il confronte le budget au contrat signé, vérifie si les sommes encore non engagées suffiront à terminer les travaux, contrôle la validité des permis, et signale tout avenant qui a déplacé le chiffre. Un prêteur lit le coût pour terminer avant de lire le pourcentage.
Il y a ordinairement deux mandats. Un examen initial avant la clôture évalue le budget, les plans, le contrat et l'entrepreneur, puis un rapport par tirage suit pendant toute la durée du projet. Les deux sont facturés à forfait par la firme de surveillance, et les deux sont imputés à l'emprunteur. Demandez le nombre de rapports prévus avant de signer, puisqu'il détermine la facture totale.
Qui paie est rarement négociable: le prêteur choisit le professionnel et l'emprunteur règle la facture, parce que le rapport protège l'avance. Cette page n'avance aucun pourcentage à ce sujet. Demandez à la firme de surveillance une soumission écrite couvrant l'examen initial et chacun des tirages que vous prévoyez.
Qu'est-ce que la retenue, et pourquoi la loi l'exige-t-elle?
Un pourcentage de chaque paiement sur un contrat de construction qui doit être retenu au lieu d'être versé, et conservé pendant un délai légal après la fin des travaux. Elle existe pour protéger les personnes qui ont fourni de la main-d'œuvre et des matériaux plus bas dans la chaîne, qui n'ont aucun contrat avec le propriétaire et aucun autre fonds à atteindre. La retenue protège donc des tiers qui n'ont jamais rencontré le propriétaire.
Le pourcentage est fixé par la législation provinciale. En Colombie-Britannique, la Builders Lien Act oblige la personne principalement responsable de chaque contrat et de chaque sous-contrat à conserver une retenue égale à dix pour cent du plus élevé de la valeur des travaux ou des matériaux réellement fournis et du montant de tout paiement fait à valoir sur le prix, en date du 15 septembre 2026. Les autres provinces écrivent la même idée avec leurs propres chiffres et leurs propres délais.
Le propriétaire finance cette retenue à même la même encaisse que tout le reste, puisque le prêteur avance contre des travaux exécutés alors que la tranche retenue reste due. Elle sort du projet tôt et y revient tard, ce qui constitue toute la difficulté.
La libération suit la loi, et la loi est précise. En Colombie-Britannique, lorsqu'un certificat d'achèvement est délivré, la période de retenue expire cinquante-cinq jours après la délivrance de ce certificat, et les réclamations peuvent être inscrites au plus tard quarante-cinq jours après cette même date, les deux en date du 15 septembre 2026. Comptez ces jours dans le calendrier. Un calendrier qui ignore ces jours annonce une libération qui n'aura pas lieu.
Qu'est-ce qu'un privilège de construction, et que faut-il pour l'éteindre?
Une réclamation inscrite contre le titre de l'immeuble, déposée par une personne qui a fourni des travaux ou des matériaux et n'a pas été payée. Elle grève le fonds de terre lui-même, ce qui explique qu'un propriétaire ayant payé intégralement l'entrepreneur général puisse tout de même voir son titre grevé. Le titre grevé bloque ensuite le refinancement et la vente tant qu'il n'est pas dégagé.
La Colombie-Britannique accorde ce droit dans sa Builders Lien Act, en vertu de laquelle un entrepreneur, un sous-traitant ou un travailleur qui exécute ou fournit des travaux, fournit des matériaux, ou fait les deux relativement à une amélioration détient un privilège pour le prix des travaux et des matériaux, en date du 15 septembre 2026. Les délais d'inscription sont courts et se comptent en jours.
Éteindre une réclamation emprunte l'une de trois voies. Le réclamant est payé et signe une quittance, ou la réclamation devient caduque parce qu'elle n'a pas été inscrite ni perfectionnée dans la fenêtre légale, ou le propriétaire consigne au tribunal le montant et les frais et l'inscription est radiée du titre. Aucun prêteur n'avance pendant qu'une réclamation demeure inscrite. Chacune de ces trois voies coûte du temps, et souvent des honoraires juridiques.
La retenue et le privilège sont donc un seul mécanisme vu par ses deux extrémités. L'argent retenu est le fonds que la réclamation atteint, et le délai légal est la fenêtre pendant laquelle elle peut l'atteindre. Le propriétaire qui verse la retenue trop tôt a abandonné une protection et risque de payer deux fois.
Qu'est-ce qui change entre le Québec et une province de common law?
deux colonnes, deux documents distincts
Comment lire une illustration honnêtement
- 01Lire d'abord la colonne garantie, seule
- 02Traiter l'autre colonne comme une hypothèse
- 03Demander quel barème de participations est utilisé
- 04Demander l'effet d'une réduction de ce barème
- 05Une projection n'est pas une promesse
Le nom, la loi et la mécanique changent tous, puisqu'il s'agit de droit provincial et que le Québec est une juridiction de droit civil. Les provinces de common law appliquent des lois sur la construction ou les privilèges, avec une réclamation inscrite au titre. Le Québec applique l'hypothèque légale de la construction, prévue au Code civil. Les deux régimes visent le même objectif avec des outils entièrement différents.
Le Code civil du Québec prévoit qu'une hypothèque légale en faveur des personnes ayant participé à la construction ou à la rénovation d'un immeuble ne peut grever un autre immeuble, et qu'elle n'existe qu'en faveur de l'architecte, de l'ingénieur, du fournisseur de matériaux, de l'ouvrier et de l'entrepreneur ou du sous-traitant, en date du 15 septembre 2026. Il n'est pas nécessaire de la publier pour qu'elle existe.
Les délais figurent également au Code. L'hypothèque subsiste pendant trente jours après la fin des travaux même si elle n'a pas été publiée, un avis doit être inscrit avant l'expiration de ces trente jours, et elle s'éteint six mois après la fin des travaux à moins que le créancier ne publie une action contre le propriétaire ou n'inscrive un préavis d'exercice d'un droit hypothécaire, en date du 15 septembre 2026. Ces délais courent à partir de la fin des travaux, une date qui se discute.
Deux conclusions en découlent pour un propriétaire. Vérifiez la règle dans la province où se trouve l'immeuble, puisqu'un délai appris sur un dossier d'une province est tout simplement faux dans une autre. Et mettez au dossier un avocat en droit de la construction de cette province avant la signature du contrat, parce que les délais ne pardonnent pas.
Qu'est-ce qu'une réserve d'intérêts, et que se passe-t-il quand elle s'épuise?
Une portion du prêt mise de côté à la clôture pour payer l'intérêt qui court sur les sommes déjà tirées. Un immeuble en chantier ne rapporte rien, il n'y a donc aucun loyer avec lequel payer le prêteur. La réserve est le prêteur qui avance au propriétaire l'argent servant à payer le prêteur, et elle fait partie du produit du prêt. Elle réduit d'autant le montant réellement disponible pour construire l'immeuble.
L'intérêt n'est facturé que sur ce qui a été avancé, de sorte qu'il commence petit et grossit à chaque tirage. Le prêteur le capitalise, c'est-à-dire que le montant couru s'ajoute au solde au lieu d'être facturé en argent comptant, et la réserve est dimensionnée sur une courbe de tirages présumée et une date d'achèvement présumée. Les deux hypothèses appartiennent au prêteur.
Un projet qui accuse six mois de retard continue d'accumuler de l'intérêt une fois la réserve épuisée, et le manque devient un appel de fonds au pire moment possible, avec un immeuble inachevé et aucun revenu qui rentre. Un prêteur peut accepter de prolonger et de regarnir la réserve, et une prolongation porte ses propres frais. Demandez le mécanisme exact avant la clôture, pendant que la question reste théorique.
Une conséquence fiscale accompagne tout cela. La Loi de l'impôt sur le revenu refuse la déduction d'une dépense qu'il est raisonnable de considérer comme un coût attribuable à la période de construction, de rénovation ou de transformation d'un bâtiment, et exige qu'elle soit incluse dans le coût ou le coût en capital du bâtiment, au paragraphe 18(3.1), en date du 15 septembre 2026.
Quels frais sont exigés au départ, et pourquoi des frais d'engagement sont-ils comptants?
imposition différente, calendrier différent
D'où vient le revenu de retraite
- 01Les prestations gouvernementales
- 02Les régimes enregistrés
- 03L'épargne détenue hors régime enregistré
- 04Les régimes d'employeur, lorsqu'il y en a un
- 05Une entreprise ou un immeuble, pour bien des ménages
Plusieurs, et ils deviennent exigibles en argent comptant au plus tard le jour de la clôture. Des frais d'engagement, des frais de prêteur ou de montage, des frais de courtage lorsqu'un courtier intervient, les honoraires juridiques du procureur du prêteur et des vôtres, une évaluation, l'examen initial de surveillance, et une assurance titres lorsque le prêteur l'exige. Aucun de ces postes n'attend le premier tirage pour devenir exigible.
Les frais d'engagement sont gagnés au moment où l'engagement est émis, ils sont donc payables qu'un seul dollar soit tiré ou non. C'est une somme qui quitte le compte un jour précis, et elle ne s'amortit pas sur la durée comme le fait un taux. Les lire comme un coût réparti sur le projet en sous-estime le jour où ils tombent. Prévoyez donc cette somme en liquide, à sa date, dans le calendrier de trésorerie.
D'autres postes tombent le même jour. Les droits d'inscription, le certificat de localisation ou l'arpentage, la prime d'assurance chantier, la prime d'un cautionnement d'exécution lorsque le contrat en exige un, et la provision que le prêteur réclame avant d'instruire son procureur. Certains sont remboursables, la plupart ne le sont pas, et tous précèdent la première avance.
Le prêteur déduira souvent ses frais de la première avance, ce qui a l'air d'une commodité. Or la première avance rembourse déjà des travaux que le propriétaire a payés, de sorte qu'y soustraire les frais ne fait que déplacer l'exigence de trésorerie d'un mois vers l'avant. L'argent sort toujours de la poche du propriétaire. Le montant net reçu au premier tirage est donc plus petit que le montant annoncé.
Que paie-t-on avant qu'un tirage existe, et pourquoi rien de cela n'est-il au pro forma?
Tout ce qui doit exister avant qu'il y ait des travaux à certifier. Les plans d'un architecte, l'ingénierie structurale, mécanique et civile, un arpentage, des essais géotechniques, les droits de demande de permis et les redevances de développement, un dépôt de permis de construction, des dépôts auprès des services publics sur les comptes neufs ou transférés, et le dépôt de mobilisation que réclame l'entrepreneur. Rien de cela ne peut être tiré du prêt, puisque le prêt n'existe pas encore.
Tout cela arrive en séquence sur plusieurs mois, et la majeure partie est dépensée avant la clôture du prêt, parce qu'un prêteur n'émettra pas d'engagement sans plans, sans permis et sans contrat chiffré à lire. Le propriétaire finance donc tout ce début de dossier de sa poche pendant que la demande dort dans une file de souscription.
Un pro forma est bâti pour montrer ce que produit l'immeuble terminé. Il porte un prix d'achat, un budget de construction, un revenu stabilisé et une valeur, et chaque ligne y décrit un état final. L'exigence décrite ici est un problème de calendrier, et le calendrier n'apparaît nulle part sur un document qui ne porte aucune date. Les deux documents sont utiles, et ils ne répondent pas à la même question.
Bâtissez donc le second document. Un calendrier de trésorerie mois par mois listant chaque sortie à la date où elle devient exigible, chaque tirage à la date où il sera réellement déposé, la retenue comme de l'argent parti jusqu'à sa libération, la réserve d'intérêts, et les frais de clôture. Puis lisez la ligne cumulative au bas de la page.
À quoi ressemble l'exigence de trésorerie sur un projet hypothétique?
Plus grande que la ligne de mise de fonds inscrite au pro forma, et l'arithmétique qui suit en montre la forme. Les chiffres sont inventés en nombres ronds sur un projet qui n'existe pas. Ils sont une arithmétique illustrative, ni une soumission, ni une projection, ni tirés du dossier réel de qui que ce soit. Vos propres chiffres différeront à chaque ligne. Votre entrepreneur, votre prêteur et votre comptable fournissent les vôtres.
Prenez un budget de construction de deux millions de dollars, un prêteur qui en engage un million six cent mille, et un pro forma qui affiche quatre cent mille dollars de mise de fonds. Les coûts indirects avant la clôture atteignent cent vingt mille dollars. Les frais du jour de la clôture totalisent soixante mille dollars. Une retenue de dix pour cent sur le contrat représente deux cent mille dollars.
Suivez maintenant l'encaisse. Les cent vingt mille dollars sortent avant qu'un engagement existe. Les soixante mille sortent le jour de la clôture. Les deux cent mille de retenue restent immobilisés pendant le chantier et pendant le délai qui le suit. Comme chaque tirage rembourse des travaux déjà payés, environ un mois de facturation court devant chaque dépôt, soit à peu près cent trente mille dollars en circulation à tout moment.
Additionnez le tout. Cent vingt, plus soixante, plus deux cents, plus cent trente de flottement, cela fait cinq cent dix mille dollars d'argent comptant que le propriétaire doit fournir, contre un pro forma qui en affichait quatre cent mille. L'écart est de cent dix mille dollars, et pas un sou de cet écart n'est un dépassement de coûts. Le pro forma était exact sur le coût des travaux et muet sur le calendrier.
Deux traits de ce chiffre comptent davantage que sa taille. Il est exigé le plus tôt, avant toute avance, au moment où le propriétaire dispose de la moindre preuve que le projet fonctionne. Et il revient le plus tard, puisque la retenue ne rentre qu'une fois le délai légal écoulé sur un immeuble terminé. Ces deux traits ensemble expliquent pourquoi le manque surprend des propriétaires expérimentés.
Quelles voies les propriétaires empruntent-ils pour la couvrir?
échéanciers différents, échecs différents
Deux questions dans un plan de relève
- Un plan de relèveLes deux suivent des échéanciers différents, et les deux échouent de façons différentes.
- Qui dirigera l'entrepriseUn plan limité à la direction laisse l'autre question entière.
- Qui détiendra l'entrepriseLa question de la propriété est celle qu'on laisse habituellement ouverte.
Six d'entre elles reviennent dans les dossiers canadiens, et cette page n'en classe aucune. Les réserves de liquidités gardées pour cela, une marge de crédit garantie sur un autre immeuble, un prêteur privé ou relais, l'apport d'un partenaire, une balance de vente laissée dans l'achat du terrain, et une avance sur un contrat d'assurance vie entière avec participation alimenté depuis longtemps. Chacune se décrit ici de la même façon, sans classement et sans verdict.
Les réserves de liquidités ne coûtent aucun intérêt, aucune demande et aucuns frais. Ce qu'on abandonne, c'est la réserve elle-même, l'argent qui dormait là pour une panne mécanique ou un problème juridique survenant en plein chantier. L'attribut qui compte est l'immédiateté: l'argent est disponible le jour même et personne n'a à être convaincu. Sa faiblesse est qu'elle disparaît exactement quand un autre problème arrive.
Une marge de crédit garantie sur un autre immeuble coûte l'intérêt sur le solde tiré, plus une évaluation et des frais juridiques. Ce qu'on abandonne, c'est la charge grevant cet immeuble et l'engagement qui l'accompagne. L'attribut qui compte est le prix, et sa faiblesse est que la facilité demeure révisable.
Un prêteur privé ou relais coûte l'intérêt le plus élevé de la liste, plus des frais de prêteur, des frais de courtage, des frais juridiques et une évaluation, tous gagnés même sur une courte durée. Ce qu'on abandonne, c'est la marge, puisque le coût sort directement du profit du projet. L'attribut qui compte est la vitesse.
L'apport d'un partenaire coûte une part du projet, et une part est permanente d'une façon que l'intérêt n'est jamais. Ce qu'on abandonne, c'est le contrôle, parce qu'un copropriétaire arrive avec des droits de consentement, une attente de sortie et des opinions sur l'ampleur des travaux. L'attribut qui compte est la patience: aucun versement et aucune échéance.
Une balance de vente laissée dans l'achat du terrain coûte l'intérêt à un taux négocié avec le vendeur, et prend ordinairement rang derrière la charge de construction, ce qu'un prêteur à la construction peut refuser. Ce qu'on abandonne, c'est une relation qui se poursuit avec l'ancien propriétaire. L'attribut qui compte est le moment, puisqu'elle doit être soulevée avant la signature de l'offre. Le prêteur à la construction doit y consentir par écrit avant la clôture.
Une avance sur contrat d'assurance vie entière avec participation coûte l'intérêt fixé par l'assureur, et un solde impayé réduit le capital-décès. Ce qu'on abandonne, c'est la capitalisation du contrat lui-même sur le montant avancé, participations comprises. L'attribut qui compte est la certitude d'accès: l'avance arrive sur demande écrite, sans décision de crédit et sans que personne puisse la rappeler.
Cette dernière voie porte une limite honnête, et cette limite est sévère. Un contrat alimenté depuis deux ans détient très peu de valeur de rachat, l'avance disponible est donc petite, et la tirer vide un instrument destiné à capitaliser pendant des décennies. Un contrat d'assurance vie entière avec participation est de l'assurance et n'est pas un placement, et personne ne devrait en souscrire un cette année pour financer un chantier l'an prochain. Cette voie n'a de sens que lorsque le contrat était déjà là, alimenté patiemment.
Que faut-il régler avant le premier coup de pelle?
Six choses, et chacune se règle moins cher maintenant qu'elle ne se découvre au mois cinq. L'exigence totale de trésorerie, retenue comprise, le calendrier de tirages et ses dates de dépôt réalistes, le certificateur et ses honoraires, la réserve d'intérêts et les conditions de prolongation, le droit des privilèges de la province, et la sortie. Les six tiennent sur une seule page, et cette page se prépare avant le chantier.
Inscrivez l'exigence de trésorerie comme un seul chiffre et placez la retenue à l'intérieur. Le pourcentage retenu demeure l'argent du propriétaire, immobilisé pendant un délai légal, et un budget qui le traite comme une économie sur le prix du contrat manquera exactement de ce montant le jour où les corps de métier terminent.
Convenez du calendrier de tirages et du certificateur avant la clôture, parce que les deux sont négociables à ce moment-là et ne le sont plus ensuite. Demandez combien de tirages l'engagement permet, ce que chacun coûte en surveillance et en frais juridiques, et combien de jours le prêteur prend entre une demande complète et un dépôt.
Demandez ce que la réserve d'intérêts suppose. Quelle courbe de tirages, quelle date d'achèvement, et ce qui se passe le jour où elle est épuisée. Obtenez les conditions de prolongation par écrit au moment de l'engagement, pendant que le dossier se porte bien et qu'une position de négociation existe encore.
La sortie est le financement permanent et elle porte une date. Inscrivez le mois où les travaux se terminent, le mois où l'immeuble est occupé et payé, le mois où la retenue se libère, et le mois où un prêteur à terme pourrait réellement débourser, puis vérifiez que chaque dollar emprunté porte un terme atteignant ce mois-là. Un prêt relais échéant avant cette date est un second événement de financement.
À qui cela convient, et à qui cela ne convient pas
Cela convient au propriétaire qui a déjà bâti, qui lit une lettre d'engagement pour la mécanique des tirages et non pour le seul taux, et qui a déjà appris que l'exigence de trésorerie et la ligne de mise de fonds d'un pro forma sont deux chiffres différents. Cela convient à celui dont le capital peut attendre l'expiration d'un délai légal. Cela convient enfin à celui qui accepte de financer ce délai sans compter dessus.
Cela convient au propriétaire dont le capital est patient. L'argent d'un partenaire, une balance de vente et un contrat d'assurance vie entière avec participation alimenté depuis longtemps partagent un trait: aucun n'a à être remboursé le trimestre prochain, et une retenue libérée des mois après la dernière facture est précisément l'exposition qui punit l'argent à court terme.
Cela ne convient pas à un premier projet financé au dollar près, parce que l'arithmétique ci-dessus décrit un dossier ordinaire. Cela ne convient pas au propriétaire qui souscrit un contrat cette année pour financer un chantier l'an prochain, ce qui est le mauvais instrument sur le mauvais calendrier. Et cela ne répond pas à la question fiscale, qui appartient à un CPA capable de voir le dossier.
La place qu'un contrat avec participation occupe ou n'occupe pas à côté d'un portefeuille est décrite sur la page des investisseurs immobiliers. Les mois de coût de portage d'un repositionnement sont un problème différent, d'une autre forme, et ils sont exposés dans financer le trou de rénovation d'un repositionnement. Les deux pages traitent de calendriers différents sur des dossiers différents.
Rencontre découverte de trente minutes
Une première conversation sert à établir si cela vous convient. Aucune illustration n'est préparée et rien n'est arrangé.
Il arrive souvent que la réponse soit non, et vous l'entendrez pendant l'appel plutôt que dans une proposition ensuite.
Ce formulaire est acheminé à Canadian Wealth Creation Centre Inc. Toute rencontre, tout conseil et tout produit d'assurance sont fournis par Canadian Wealth Creation Centre Inc., par l'entremise de ses représentants dûment certifiés auprès de l'Autorité des marchés financiers. Financière CBI est la plateforme éducative de la société: elle ne distribue aucun produit ni service financier et ne donne aucun conseil individualisé.
Questions fréquentes
Pourquoi l'argent exigé par un chantier dépasse-t-il la mise de fonds inscrite au pro forma?
Qu'est-ce qu'une retenue de construction, et quand revient-elle?
Que se passe-t-il si la réserve d'intérêts s'épuise avant la fin du chantier?
Un contrat d'assurance vie entière avec participation peut-il financer un chantier?
Sources
- Code civil du Québec, articles 2726 à 2728, hypothèque légale de la construction, Légis Québec, vérifié le 2026-09-15
- Builders Lien Act, Colombie-Britannique, articles 2, 4, 8 et 20, BC Laws, vérifié le 2026-09-15
- Loi de l'impôt sur le revenu, paragraphe 18(3.1), frais liés à la construction d'un bâtiment, Lois du Canada, vérifié le 2026-09-15
Dernière révision: 2026-09-15. Par José Salloum, conseiller en sécurité financière.
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