Financer une convention de rachat
Une convention de rachat est le contrat entre actionnaires qui décide de ce qu'il advient des actions d'un actionnaire qui part, et le financement est la question distincte de savoir d'où vient l'argent pour l'exécuter. La convention règle les déclencheurs, qui achète, comment le prix est fixé, le délai, ce que reçoit la famille et comment l'argent sera produit, et elle est rédigée par un avocat ou un notaire avec le CPA de la société dans la pièce. Le financement vient après elle. Les deux structures classiques sont la structure croisée, où chaque actionnaire détient un contrat sur la vie des autres, et la structure détenue par la société ou par promesse, où la société détient les contrats et où le coût de base rajusté au sens du paragraphe 148(9) et le compte de dividendes en capital au sens du paragraphe 89(1) entrent dans l'analyse. Un contrat d'assurance vie finance un seul déclencheur, le décès, et ne fait rien pour un départ du vivant. C'est de l'assurance et ce n'est pas un placement, rien ici n'est un conseil fiscal ou juridique, et une obligation sans financement rattaché est une promesse et non un plan.
Deux personnes détiennent une société à parts égales, et chacune suppose que l'autre sera encore là l'année prochaine. Cette hypothèse tient pendant des années, puis elle cesse de tenir, parce qu'un actionnaire meurt, tombe malade, prend sa retraite, se sépare, ou décide que l'entreprise n'est plus celle qu'il voulait. Ce jour-là, la société compte un nouveau copropriétaire, et il s'agit habituellement de quelqu'un qui n'y a jamais travaillé. Cette personne a des obligations envers des bénéficiaires et aucun goût pour l'exploitation.
Cette page porte sur le document qui décide de la suite, et sur l'endroit d'où vient l'argent pour l'exécuter. Le document est une convention de rachat. L'argent, c'est le financement. L'assurance apparaît dans la seconde moitié de cette phrase et jamais dans la première, et une page qui inverse cet ordre vend avant d'avoir expliqué quoi que ce soit. L'ordre n'est pas un détail de présentation; il décide si l'argent arrive avec un mode d'emploi.
Qu'est-ce qu'une convention de rachat, et que doit-elle régler?
Une convention de rachat est le contrat entre actionnaires qui décide de ce qu'il advient des actions d'un actionnaire qui part. Elle règle six choses: quels événements comptent comme déclencheur, qui est tenu d'acheter, comment le prix est fixé, le délai de paiement, ce que reçoit la famille de l'actionnaire qui part, et comment l'argent sera produit.
Les déclencheurs sont les événements qui mettent la mécanique en marche. Le décès est celui dont tout actionnaire se souvient. Une invalidité permanente, le diagnostic d'une maladie inscrite sur une liste, la retraite à un âge convenu, un divorce qui inscrit un ancien conjoint au registre des actions, et un actionnaire qui veut simplement sortir sont tous des départs. Une convention qui n'envisage que le décès a couvert l'événement le plus facile à financer et laissé de côté ceux qui surviennent le plus souvent. Une liste courte est plus facile à signer et plus coûteuse à vivre.
Le prix est la clause qui vieillit le plus mal. Un chiffre fixe inscrit dans le document à la signature est périmé dès la troisième année, et une formule rattachée aux bénéfices ou à la valeur comptable survit plus longtemps tout en produisant encore des nombres que personne n'accepte. Le délai voyage avec l'acheteur: un achat obligatoire lie les survivants et donne de la certitude à la succession, tandis qu'une option laisse une succession avec des actions qu'elle ne peut pas vendre.
Le sixième élément est celui dont traite cette page. Une convention qui nomme le déclencheur, l'acheteur, le prix et le délai, puis reste muette sur l'endroit d'où vient l'argent, a décrit une opération sans l'organiser. La clause de financement énonce ce qui soutient l'obligation: des contrats d'assurance, un fonds d'amortissement, une marge de crédit négociée d'avance, ou un billet à ordre. Un avocat ou un notaire rédige les six éléments, le CPA présent dans la pièce. Aucun des six ne se règle par habitude.
Qui rédige la convention, et pourquoi vient-elle en premier?
un compte théorique, pas un solde détenu
Le compte de dividendes en capital
- 01Un compte fiscal théorique d'une société privée canadienne
- 02Il inscrit les sommes reçues par la société sans impôt
- 03Le capital-décès moins le coût de base rajusté s'y ajoute
- 04Les soldes se versent en dividendes en capital aux actionnaires
- 05Le crédit dépend entièrement de la structure de propriété
Un avocat la rédige, ou un notaire au Québec, avec le CPA de la société dans la pièce pour le mécanisme de prix et la fiscalité. Elle vient en premier parce que le financement répond à une question que pose la convention, et qu'une convention que personne n'a écrite ne pose aucune question. De l'argent qui arrive sans document derrière lui crée une dispute là où il n'y en avait aucune.
L'ordre n'est pas une affaire de goût. Tant que le déclencheur, l'acheteur, le prix et le délai ne sont pas couchés sur papier, il n'y a aucune obligation à dimensionner, aucune date à financer, et rien pour dire à l'argent à quoi il servait. Un contrat souscrit avant que ces modalités soient réglées est une somme d'argent sans mode d'emploi. Personne ne peut dimensionner correctement un financement avant que l'obligation ait été décrite.
La conversation de rédaction est le moment où les questions inconfortables se posent pendant que tout le monde est encore en bons termes. Ce qui compte comme un départ. Si les survivants doivent acheter ou s'ils peuvent simplement le faire. De combien de temps ils disposent pour payer. Ces réponses coûtent peu dans une salle de conseil et coûtent cher devant un tribunal. Elles se donnent une fois, et elles servent pendant vingt ans.
Ce cabinet ne rédige pas la convention et ne donne pas de conseils fiscaux, et aucune de ces deux questions ne se règle ici. Ce qu'un conseiller en sécurité financière titulaire d'un permis peut faire, c'est décrire comment une obligation d'un montant donné, payable à un événement donné, se finance couramment, puis remettre le dossier à l'avocat et au CPA qui trancheront. Quiconque affirme que la convention peut se régler plus tard a inversé l'ordre.
Que se passe-t-il quand une obligation n'a aucun financement?
L'obligation survit et l'argent doit être trouvé ailleurs. Les actionnaires survivants empruntent contre une société qui vient de perdre un propriétaire, ou ils paient la succession à même les bénéfices futurs pendant des années, ou ils renégocient tout l'arrangement au pire moment possible avec des gens qui reviennent de funérailles.
Une obligation sans financement rattaché est une promesse et non un plan. La distinction compte parce que le document se lit de la même façon dans les deux cas. Une clause disant que les actionnaires survivants achèteront les actions d'un actionnaire décédé à la juste valeur marchande dans les cent vingt jours a la même apparence, que l'argent existe ou non. Le texte ne dit rien de l'argent, et c'est précisément ce qui manque.
Le crédit est le recours habituel et c'est celui qui se comporte le plus mal sous pression. Un prêteur regarde une société dont l'actionnaire clé est décédé, dont le chiffre d'affaires dépendait peut-être de cette personne, et dont le propriétaire restant veut maintenant emprunter une somme importante pour racheter une succession. Cette demande est évaluée sur les chiffres du moment, dans les conditions de cette année-là, et elle peut être acceptée, tarifée plus cher, ou refusée. Un prêteur qui refuse ce trimestre-là refuse au pire moment.
Payer la succession dans le temps est le deuxième recours. Cela n'exige la permission de personne et convertit une obligation unique en une obligation longue, et un liquidateur qui veut fermer la succession peut refuser. Un actionnaire qui vient tout juste d'acheter ses parts porte cette obligation dès sa première semaine, ce qui fait partie de ce qui se signe dans achat de parts et la dette à son sommet. La sûreté consentie à la succession est ici le point sensible.
Comment fonctionne la structure croisée?
Chaque actionnaire détient personnellement un contrat sur la vie de chacun des autres actionnaires, paie la prime personnellement, et en est le bénéficiaire désigné. Au décès, l'actionnaire survivant reçoit le produit directement et s'en sert pour racheter à la succession les actions de l'actionnaire décédé. L'argent ne passe jamais par la société.
Les attributs découlent de cette propriété. Le capital-décès est généralement reçu libre d'impôt par un bénéficiaire désigné et se pose à l'extérieur de la société, loin des créanciers de la société et des questions fiscales de la société. L'actionnaire acheteur acquiert les actions personnellement, de sorte que le prix de base rajusté des actions qu'il détenait déjà augmente de ce qu'il paie pour les nouvelles. Ce que le contrat paie ne touche donc jamais le bilan de la société.
Les primes sont payées avec des dollars personnels après impôt, ce qui, pour un propriétaire qui tire un salaire ou un dividende de la société, signifie que l'argent a déjà été imposé une fois en sortant. Les primes varient selon l'âge et selon l'état de santé, de sorte qu'un actionnaire plus âgé qui assure un plus jeune paie moins que le plus jeune paie pour l'assurer. Chaque contrat doit être refait quand un actionnaire entre ou sort. À quatre propriétaires, cela fait douze contrats à tenir à jour.
Personne ici ne vous dira quelle structure convient à votre société. La structure croisée et la structure détenue par la société sont exposées à longueur égale sur cette page parce qu'il s'agit d'arrangements véritablement différents aux conséquences différentes, et le choix appartient à l'avocat qui rédige la convention et au CPA qui en modélise la fiscalité. C'est une décision de structure avant d'être une décision de produit.
Comment fonctionne la structure détenue par la société ou par promesse?
là où la structure déraille habituellement
L'assurance vie détenue par une société
- 01La société détient le contrat et paie la prime
- 02Les primes ne sont généralement pas déductibles
- 03L'avantage tient au taux d'imposition des dollars de prime
- 04La prestation reçue crédite le compte de dividendes en capital
- 05La structure de propriété est là où cela échoue
La société souscrit, détient, paie et est bénéficiaire d'un contrat sur la vie de chaque actionnaire. Au décès, le capital-décès est versé à la société. La société procède ensuite soit au rachat d'actions de l'actionnaire décédé, soit à l'avance des sommes aux actionnaires survivants, qui achètent les actions en vertu d'une promesse inscrite dans la convention.
Les attributs découlent là aussi de la propriété. Les primes sont payées avec des dollars de la société, ce qui, pour une entreprise imposée au taux des petites entreprises, constitue une réserve d'argent différente du revenu personnel après impôt. La société ne peut pas déduire ces primes dans le cas ordinaire, et une exception étroite existe lorsqu'une police est cédée en garantie d'un emprunt servant à gagner un revenu. Les conditions de cette exception doivent être remplies et ne peuvent être présumées.
Un seul contrat par actionnaire couvre l'arrangement quel que soit le nombre de propriétaires, et l'arrivée d'un actionnaire ajoute un contrat sans obliger à refaire les autres. En contrepartie, le produit se trouve à l'intérieur de la société, où ses créanciers peuvent l'atteindre, et la valeur qui s'accumule dans un contrat permanent constitue un actif de la société, ce qui touche la déduction accordée aux petites entreprises et les règles sur le revenu passif. Chacune de ces questions appartient au CPA sur les chiffres réels.
La structure par promesse est une variante qui mérite d'être nommée, parce que les conventions l'emploient souvent. La société détient les contrats et reçoit le capital-décès, et les actionnaires survivants, qui portent personnellement l'obligation d'achat, se voient prêter ou verser ce dont ils ont besoin pour la remplir. La façon dont cet argent sort de la société est toute la question, et c'est là que le compte de dividendes en capital entre en jeu.
Que font le coût de base rajusté et le compte de dividendes en capital?
Le coût de base rajusté est une notion fiscale définie au paragraphe 148(9) de la Loi de l'impôt sur le revenu. Il monte à mesure que les primes sont payées et baisse à mesure que le coût de l'assurance est absorbé. Lorsqu'une société reçoit un capital-décès, l'excédent sur ce coût est porté à son compte de dividendes en capital. Le chiffre bouge donc d'une année à l'autre.
Le paragraphe 89(1) est la disposition qui donne son importance à ce crédit. Le compte de dividendes en capital est un solde théorique qui ne contient aucune somme. Ce qu'il permet, c'est un dividende choisi à même ce solde et versé libre d'impôt aux actionnaires résidents du Canada. La portion égale au coût de base rajusté n'est pas admissible à ce traitement. Le crédit porte sur l'excédent et non sur la totalité du capital-décès.
Deux conséquences en découlent, et les deux appartiennent au CPA. La première est que le coût de base rajusté d'un contrat permanent n'est pas figé, de sorte que la taille du crédit éventuel ne l'est pas davantage, et une projection faite aujourd'hui demeure une projection. La seconde est que le crédit ne sert que si la société dispose encore de la capacité de verser un dividende en capital au moment voulu, car d'autres opérations peuvent avoir réduit le solde entretemps.
Rien de tout cela n'est un conseil fiscal et cette page ne peut être lue comme tel. Les dispositions sont citées pour que le lecteur sache quoi demander. Quelle portion d'un versement peut faire l'objet du choix et à quel moment ce choix doit être produit sont des questions auxquelles le CPA de la société répond sur ses propres chiffres avant que la convention soit signée.
Qu'est-ce qu'un rachat d'actions comparé à un achat par les survivants?
une stratégie à effet de levier, nommée ainsi
Ce dont dépend un régime de retraite assuré
- Un contrat avec participation fortement financé dès le départ
- Le contrat cédé à un prêteur à titre de garantie
- Une marge de crédit utilisée pendant la retraite
- Le capital-décès rembourse le prêteur à la fin
- Tout dépend du prêteur qui continue de prêter
Un rachat d'actions, c'est la société qui reprend et annule les actions de l'actionnaire décédé, de sorte que la succession traite avec la société. Un achat, c'est les actionnaires survivants qui achètent ces actions personnellement, de sorte que la succession traite avec eux. Les deux produisent des résultats fiscaux différents pour la succession, et le choix se fait avec le CPA.
En grandes lignes seulement, parce que le détail n'est pas le travail d'un site web. Au décès, la Loi de l'impôt sur le revenu traite la plupart des biens en immobilisation comme disposés à la juste valeur marchande immédiatement avant le décès, selon le paragraphe 70(5), et les actions d'une société fermée sont des biens en immobilisation. La succession a donc un gain en capital à déclarer, à moins qu'un roulement en faveur d'un conjoint survivant ou d'une fiducie admissible au profit du conjoint ne s'applique. Un tel roulement reporte la charge et ne la supprime pas.
Lorsque les actions sont ensuite rachetées par la société, le montant versé au-delà du capital versé est généralement traité comme un dividende à la succession et non comme le produit d'une vente, ce qui change la nature du revenu et interagit avec le gain en capital déclenché au décès. Lorsque ce sont les actionnaires survivants qui achètent eux-mêmes les actions, la succession réalise une vente.
Laquelle des deux voies une convention devrait retenir est une question à réponse fiscale et à réponse de contrôle, tranchée par un avocat et un CPA qui lisent le registre des actions réel, le capital versé réel et la position réelle de la succession. Les conventions donnent parfois à la société un premier droit de rachat et aux actionnaires un droit d'achat sur le reste, et cette formule mixte doit tout de même être rédigée et jamais présumée. Rien de tout cela ne se décide sur un site web.
Que fait un contrat avec participation ici, et que ne fait-il pas?
Il produit un montant fixe au décès, à la date du décès, sans l'approbation d'un prêteur et sans vendre quoi que ce soit. C'est l'ensemble de ce qui peut être affirmé. C'est de l'assurance vie et ce n'est pas un placement, et la prime est payable chaque année, que l'événement survienne ou non.
Une obligation de rachat créée par un décès a une forme très précise. Une somme importante, payable par une partie à une autre, à une date que personne ne choisit. Un capital-décès a la même forme, ce qui est toute la raison pour laquelle on met les deux ensemble. Il ne dépend pas des bénéfices de la société cette année-là, et il ne dépend pas d'une institution qui déciderait d'avancer du crédit. La correspondance entre l'outil et le problème est nette.
Une assurance vie entière avec participation est une forme de couverture permanente. L'assureur déclare des participations chaque année, à la discrétion de son conseil, selon le rendement du compte de participation, et ces participations ne sont pas garanties. Lorsqu'elles servent à souscrire de l'assurance supplémentaire libérée, la valeur accumulée et le capital-décès peuvent croître tous les deux, ce qui répond à une valeur d'actions qui croît pendant ces mêmes années. La partie garantie du contrat et la partie projetée ne se lisent pas ensemble.
Viennent maintenant les limites, dites sans détour. Le contrat doit exister avant de pouvoir agir, ce qui suppose une proposition, une tarification médicale et une décision que personne ne peut presser parce qu'un actionnaire vient de recevoir un diagnostic. Il finance un seul déclencheur, et un contrat qu'on laisse tomber en déchéance ne finance rien du tout. Ce qui se tient derrière lui, c'est l'obligation contractuelle de l'assureur émetteur et la solvabilité continue de cet assureur, avec la protection d'Assuris dans ses limites publiées. Les primes déjà payées à ce moment-là sont perdues.
Pourquoi une couverture fondée sur une évaluation ancienne échoue-t-elle?
Parce qu'une société change de valeur et qu'un montant de couverture reste là où on l'a mis. Les contrats mis en place sur une évaluation vieille de plusieurs années laissent les actionnaires survivants à court du prix que la convention les oblige à payer, et le manque retombe sur les personnes les moins en mesure d'en discuter cette semaine-là.
L'erreur est silencieuse, et c'est pour cela qu'elle est courante. Rien ne va de travers le jour où l'évaluation bouge. La convention se lit toujours correctement, les contrats sont en vigueur, les primes se paient, et le dossier paraît complet à quiconque y jette un œil. L'écart n'apparaît que le seul jour où l'arrangement sert, et à ce moment-là personne n'y peut plus rien.
Le montant appartient donc à une révision planifiée et non à la mémoire de quelqu'un. Une fois par année, contre quatre chiffres. Ce que vaut la société selon le mécanisme que la convention nomme. Ce que les contrats paieraient aujourd'hui. Quelle est la différence entre ces deux montants. Et si les actionnaires sont encore les mêmes personnes, parce que les propriétaires se marient, se séparent, changent de province et changent ce qu'ils veulent. Aucun des quatre chiffres ne reste immobile pendant une année entière.
Augmenter la couverture plus tard signifie être tarifé plus tard, à un âge plus avancé et avec l'historique de santé accumulé entretemps, et cela peut signifier un refus. C'est l'argument en faveur d'un dimensionnement généreux au départ, là où la prime peut être portée, et l'argument pour inscrire la révision dans la convention elle-même afin qu'elle se fasse sans que personne ait à y penser. La révision inscrite au texte se fait; celle qui dépend de la mémoire ne se fait pas.
Qu'est-ce qui change lorsqu'il y a plus de deux actionnaires?
un échange irréversible, énoncé simplement
Ce qu'une rente viagère échange
- 01Le capital est remis à un assureur
- 02L'assureur verse un montant fixe jusqu'au décès
- 03Elle écarte le risque de survivre à son argent
- 04Le capital est généralement perdu
- 05La décision est irréversible
L'arithmétique change et la paperasse aussi. À deux propriétaires, chacun détient un contrat sur l'autre. À quatre propriétaires, une structure croisée exige douze contrats, et chaque entrée ou chaque sortie oblige à refaire la série. C'est le point où une fiducie qui détient les contrats pour tous les actionnaires devient la réponse courante.
Un montage avec fiduciaire place une partie entre les actionnaires et les contrats. Le fiduciaire est titulaire et bénéficiaire désigné d'un contrat sur la vie de chaque actionnaire, les détient en vertu d'un acte de fiducie rédigé en même temps que la convention entre actionnaires, encaisse le capital-décès au décès, et l'affecte dans les proportions que la convention établit. Les actionnaires versent les primes en vertu du même acte.
Ce que cela achète, c'est de l'ordre administratif. Une seule série de contrats, un seul endroit où ils vivent, un seul document qui dit qui reçoit quoi, et un changement d'actionnaires réglé en modifiant l'acte. Ce que cela coûte, c'est un document de plus à rédiger, un fiduciaire qui doit encore être là dans vingt ans, et une structure dont le traitement fiscal doit être confirmé par le CPA. Le fiduciaire doit être quelqu'un en qui les actionnaires ont confiance.
Une version plus simple existe: la société détient tous les contrats et la convention fait la répartition. Cela n'est pas automatiquement préférable, parce que le produit se retrouve à l'intérieur de la société et que les questions de société des sections précédentes reviennent avec lui. Le choix entre ces arrangements appartient à l'avocat qui rédige la convention et au CPA qui en modélise la fiscalité, à partir d'un registre des actions que personne ne publie.
Qu'est-ce qui finance un départ qui n'est pas un décès?
Autre chose, parce qu'un contrat d'assurance vie finance un seul déclencheur. Un actionnaire qui prend sa retraite, qui démissionne, qui se sépare ou qui veut simplement récupérer son capital ne présente aucun événement assurable. La convention doit dire comment ces départs se paient, et les réponses habituelles sont un billet, une facilité de crédit, ou du temps.
L'invalidité et la maladie grave se situent entre les deux cas. Il existe des contrats qui versent une prestation à la survenance d'une invalidité définie ou au diagnostic d'une maladie inscrite sur une liste, et ils peuvent être rattachés à une obligation de rachat comme l'est la couverture vie. Ils sont tarifés plus serré, et l'obligation inscrite dans la convention doit correspondre à la définition du contrat, jamais l'inverse. Une définition mal alignée produit un refus parfaitement légal.
La retraite est le départ que les conventions traitent le plus mal et celui qui a le plus de chances de survenir. Un actionnaire qui veut sortir à soixante-deux ans, en bonne santé, avec le tiers de la société à son nom, demande aux autres de trouver de l'argent réel à même des bénéfices réels. Les conventions s'en occupent en donnant du temps aux acheteurs, en exigeant un long préavis, et en permettant des versements avec intérêts et sûreté.
La clause d'impasse traite le reste. Une disposition d'achat et de vente mutuelle, où un actionnaire nomme un prix et où l'autre choisit de quel côté de ce prix il se place, produit une résolution sans juge. Elle est brutale, elle favorise l'actionnaire qui a le plus de liquidités derrière lui, et elle vaut mieux que deux propriétaires incapables de s'entendre. Une conversation sur le financement qui n'a pas couvert les départs du vivant n'a couvert que la moitié facile. La moitié difficile reste entière.
À qui cela convient, et à qui cela ne convient pas
Cela convient à toute entreprise incorporée comptant plus d'un actionnaire, et la convention leur convient à toutes sans exception. La question du financement est plus étroite, et le financement par assurance convient aux propriétaires assurables, dont les sociétés sont censées se poursuivre après le décès de l'un d'eux, et où les survivants veulent réellement détenir l'ensemble. La convention, elle, convient dans tous les cas.
Cela convient aux sociétés dont les montants sont assez importants pour qu'une vente forcée ou un billet de cinq ans nuise véritablement à l'entreprise, et où les propriétaires aiment mieux payer une prime chaque année que de découvrir la réponse à la dure. Cela convient aux propriétaires qui ont déjà fait rédiger la convention, parce que le financement a alors quelque chose de réel à quoi se rattacher. C'est un choix de tempérament autant qu'un choix de chiffres.
Cela convient moins bien à une société dont les propriétaires comptent de toute façon vendre l'entreprise d'ici quelques années, parce que l'obligation financée est de courte durée et que la vente était depuis le début la sortie prévue. Cela convient moins bien à un actionnaire qui n'est pas assurable, ou dont la couverture coûterait davantage que ce que la société peut porter à travers une année faible, puisqu'un contrat en déchéance ne finance rien. Et cela ne convient pas à une société à son endettement maximal sans surplus dans un mois normal.
Rien de tout cela ne change la séquence. La convention d'abord, rédigée par un avocat ou par un notaire au Québec, avec le CPA sur le mécanisme de prix et la fiscalité. Le financement ensuite, façonné par ce que la convention oblige réellement. Le produit en dernier, et seulement une fois les deux premières étapes faites. La structure de société qui soutient tout cela, avec ses limites et les propriétaires à qui elle ne convient pas, est exposée sur la page des propriétaires d'entreprise.
Rencontre découverte de trente minutes
Une première conversation sert à établir si cela vous convient. Aucune illustration n'est préparée et rien n'est arrangé.
Il arrive souvent que la réponse soit non, et vous l'entendrez pendant l'appel plutôt que dans une proposition ensuite.
Ce formulaire est acheminé à Canadian Wealth Creation Centre Inc. Toute rencontre, tout conseil et tout produit d'assurance sont fournis par Canadian Wealth Creation Centre Inc., par l'entremise de ses représentants dûment certifiés auprès de l'Autorité des marchés financiers. Financière CBI est la plateforme éducative de la société: elle ne distribue aucun produit ni service financier et ne donne aucun conseil individualisé.
Questions fréquentes
Quelle est la différence entre une convention entre actionnaires et une convention de rachat?
La société devrait-elle détenir les contrats, ou les actionnaires devraient-ils les détenir personnellement?
Que se passe-t-il si la convention oblige à acheter et que l'argent n'est pas là?
À quelle fréquence le montant de couverture devrait-il être vérifié?
Sources
- Loi de l'impôt sur le revenu, paragraphe 89(1), compte de dividendes en capital, Lois du Canada, vérifié le 2026-09-14
- Loi de l'impôt sur le revenu, paragraphe 148(9), coût de base rajusté, Lois du Canada, vérifié le 2026-09-14
- Loi de l'impôt sur le revenu, paragraphe 70(5), disposition réputée au décès, Lois du Canada, vérifié le 2026-09-14
Dernière révision: 2026-09-14. Par José Salloum, conseiller en sécurité financière.
Prendre rendez-vous